L’économie souterraine, également appelée économie clandestine, comprend des activités légales exercées illégalement (comme le travail dissimulé), les délits économiques (non-paiement d’impôts) et les activités criminelles (trafic de drogue).
L’économie informelle (ou économie grise) regroupe l’ensemble des activités économiques qui échappent à la régulation et à la fiscalisation de l’État, tout en pouvant être légales et rémunérées (vendeurs ambulants, travail domestique non déclaré, récupérateurs de déchets sans licence…).
La vente d’armes n’appartient pas toujours à l’économie souterraine : elle peut être légale lorsqu’elle est encadrée et autorisée par l’État. Seule la vente illégale d’armes relève de l’économie souterraine, car elle échappe aux règles et aux contrôles publics.
La délinquance en col blanc est une pratique délictuelle ou criminelle non violente des milieux sociaux aisés (détournements de fonds…). Elle est caractérisée par son impunité relative et est responsable de pertes économiques considérables, corrélées à une perte de confiance démocratique.
Dans les pays occidentaux, l’économie souterraine permet d’échapper aux impôts, cotisations et règles. Les entreprises qui y recourent réduisent leurs coûts, notamment du travail, ce qui leur donne un avantage et crée une concurrence déloyale.
L’économie souterraine n’est pas comptabilisée dans les statistiques officielles. Le PIB réel produit est donc supérieur au PIB mesuré, ce qui entraîne une sous-estimation. En revanche, elle n’entraîne pas automatiquement une hausse ou une baisse du PIB réel.
Simplifier les démarches et offrir des incitations réduit le coût de la formalisation, ce qui peut encourager les acteurs à déclarer leurs activités. À l’inverse, augmenter les taxes ou multiplier les contrôles peut renforcer les incitations à rester dans l’économie souterraine.
Le blanchiment d’argent vise à masquer l’origine illégale de revenus issus de l’économie souterraine afin de les réintroduire dans l’économie légale sous forme de capitaux. Il ne s’agit ni de produire directement des biens et services, ni de transformer des revenus légaux en flux illégaux.
En France, la prostitution en elle-même n’est pas interdite, mais elle n’est pas reconnue comme une activité professionnelle classique. En revanche, le proxénétisme et toute forme d’exploitation sont strictement prohibés par la loi.
La contrefaçon relève de l’économie souterraine mondialisée car elle utilise des réseaux transnationaux organisés pour produire, transporter et distribuer des biens illégaux en échappant aux contrôles. Elle ne se limite pas à des circuits légaux ni à des produits spécifiques.
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L’économie souterraine
Souvent motivée par la volonté d’éviter les impôts, les charges sociales ou certaines réglementations, l’économie souterraine peut aussi être une réponse à des difficultés économiques ou à un manque d’emplois formels. Si elle permet parfois à certaines populations de survivre ou de compléter leurs revenus, l’économie souterraine a des effets négatifs importants à la fois pour l’État, les autres entreprises et les travailleurs. Qu’est-ce que l’économie souterraine ? Vérifie tes connaissances dans ce quiz.
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