Allocution prononcée par De Gaulle à Bonn le 4 septembre 1962

Accueilli à Bonn par le Président de la République Heinrich Luebke, il répond à l'allocation de bienvenue que celui-ci lui a adressée.

Monsieur le Président de la République fédérale d'Allemagne,
c'est avec honneur et c'est avec joie que je viens, à votre invitation, rendre visite à l'Allemagne. De toute façon, pour un chef d'État, le fait d'être reçu officiellement par un autre pays comporte une haute signification. Quand il s'agit de deux grands États voisins, l'affaire ne manque pas de prendre un relief particulier. Mais, aujourd'hui, c'est bien un caractère extraordinaire que revêt notre rencontre. Après la visite que vous nous avez faite, l'an dernier, en compagnie de Madame Luebke, et qu'a suivie le voyage chez nous du Chancelier fédéral — visite et voyage qui nous ont laissé de très vivants et excellents souvenirs — voici que la France est l'hôte de l'Allemagne ! Voici qu'elle l'est, alors que nos deux pays, après tant et tant de luttes, sont devenus solidaires délibérément et en complète dignité. Et voici que je viens apporter au peuple allemand, dans une période de l'Histoire où il se trouve menacé à l'avant-garde du monde libre mais où son effort de paix et de civilisation se déploie magnifiquement, le témoignage de son ami le peuple français.
Comment ne ressentirais-je pas jusqu'au fond de l'âme ce que ma présence sur votre sol et mon contact avec votre pays ont d'essentiel et d'émouvant ? Vive la République fédérale d'Allemagne !

Publié le 15/10/2012

Modifié le 30/05/2022

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