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À l'aube du XXe siècle, l'Europe n'a jamais été aussi riche et florissante. Les grands empires coloniaux qui la composent se disputent le partage du reste du monde.

L'Europe est alors scindée en deux blocs d'alliances.

  • La France, la Russie et le Royaume-Uni d'un côté.
  • L'empire allemand, l'empire austro-hongrois et l'Italie de l'autre.

À la base conçues pour éviter la guerre, ces alliances vont au contraire la précipiter, après l'assassinat de François-Ferdinand, l'héritier de l'empire d'Autriche-Hongrie.

Cet événement va alors produire une réaction en chaîne qui va faire basculer non pas l'Europe, mais le monde entier dans la guerre.

 
 

Été 1914 : l'insouciance à la veille de la guerre

L'Europe à la veille de la Grande Guerre

Ce sont pour beaucoup des paysans attachés à leurs terres, leurs traditions, leur religion. Cela fait presque 50 ans qu'il n'y a pas eu de grand conflit européen. « Qu'est-ce qui aurait bien pu interrompre cette ascension, entraver cet essor qui tirait sans cesse de nouvelles forces de son propre élan ? Une merveilleuse insouciance avait gagné le monde. Jamais l'Europe n'avait été plus puissante, plus riche, plus belle, jamais elle n'avait cru plus intimement à un avenir encore meilleur. » se demande l'écrivain autrichien Stephan Sweig. C'est encore la Belle Époque. 

 

Pour en savoir plus sur la Première Guerre Mondiale, découvrez en vidéo :

 

Les éléments déclencheurs

L'embrasement général de l'Europe est né de plusieurs foyers. Des rivalités coloniales de l'Allemagne avec les puissances voisines au développement de forts courants nationalistes, de multiples facteurs vont contribuer à exacerber les tensions entre les différents acteurs.

Des ambitions coloniales en toile de fond.

Après avoir annexé l'Alsace et la Lorraine en 1870, la Prusse est devenue l'empire allemand. Se sentant lésée par les Anglais, « l'empire sur lequel le soleil ne se couche jamais », tout autant qu'encerclée par leurs alliés Russes et Français, dont les possessions s'étendent de l'Afrique à l'Indochine, l'Allemagne veut une plus grosse part du gâteau.

Des alliances fragiles

Le 28 juin 1914 à Sarajevo, un ultra-nationaliste serbe assassine l'archiduc François-Ferdinand, héritier de l'empire austro-hongrois. Les grandes nations européennes vont alors tomber dans la guerre comme des dominos.

En représailles, le 28 juillet, l'Autriche-Hongrie attaque la Serbie, alors sous la protection des Russes. Les Autrichiens reçoivent le soutien de l’Allemagne qui déclare à son tour la guerre à la Russie, alliée de la France et du Royaume-Uni.

 
 

L'assassinat de François-Ferdinand à Sarajevo

Quelles sont les causes de la Première Guerre mondiale ?

Sarajevo. La capitale de la Bosnie vient d'être annexée à l'empire austro-hongrois, malgré l'opposition de la Serbie. Celle-ci veut s'étendre en rassemblant les peuples slaves des Balkans. Le 28 juin 1914, François-Ferdinand, l'héritier de la couronne d'Autriche-Hongrie, et sa femme sont tués à coup de revolvers par un nationaliste bosniaque de 19 ans. Cet assassinat est d'abord perçu comme un fait divers. Le Royaume-Uni, comme la France, ne se soucie pas de ce trou noir de l'Europe appelé alors la poudrière des Balkans. En 1912, deux guerres balkaniques font 200 000 victimes. Le roi d'Angleterre George V et le président français Raymond Poincaré ne voient rien venir. Pourtant le compte à rebours vers la guerre est enclenché...

 

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D'une insouciance l'autre

Au début de l'été 1914, l'Europe ignore encore que son âge d'or va brutalement s'arrêter. Elle vit encore à l'heure de la « Belle Époque », période marquée par les avancées sociales, les progrès technologiques et une insouciance certaine.

Le calme avant la tempête

« Partout on allait de l'avant, partout s'ouvraient des musées, des théâtres... Qu'est-ce qui aurait bien pu entraver cet essor ? » se demande l'écrivain Stephan Sweig.

Mobilisation générale

Le 2 août, 3 millions de Français sont mobilisés. Le lendemain, l'Allemagne déclare la guerre à la France. Portés par la ferveur patriotique et une vision romantique de la guerre, les hommes partent exaltés au front. Tout le monde pense que la guerre sera courte.

La réalité de la guerre 

 
 

1914, les premiers combats

Août 1914 : invasion de la Belgique

Les Français ont un plan, le plan 17, résolument offensif : reconquérir l'Alsace et la Lorraine, foncer sur Berlin. Premier objectif : Mulhouse. Avec un uniforme inadapté à la guerre moderne — des pantalons rouges dangereusement voyants, pas de casques —, les soldats étouffent sous leurs capotes de grosse laine, en plein été et un fusil de 5 kilos. Ce nouveau fusil est pour autant une avancée scientifique : tirs à répétition et une portée de 400m, ce qui rend archaïque et criminel les charges à la baïonnette, pourtant toujours utilisées et qui vont coûter des centaines de vies humaines. En Belgique, les Allemands montrent qu'ils sont capables de représailles. La peur de l'envahisseur fait s'enfuir des milliers de civils...

 

Pour en savoir plus sur la Première Guerre Mondiale, découvrez en vidéo :

  • L'avancée allemande en septembre 1914 ;
  • l'historien Pierre Miquel qui revient sur l'origine du mot « poilu » et évoque la condition des soldats français pendant la Grande Guerre.
 

Le 3 août, l'Allemagne passe à l'attaque. Pour éviter de se battre sur deux fronts à la fois, elle mise sur une guerre éclair. Son plan consiste à passer à travers la Belgique et le Luxembourg pour contourner les troupes françaises par le nord et ensuite descendre sur Paris.

L'escalade de la violence

Les Belges tiennent bon, faisant perdre du temps aux Allemands sur leur plan de guerre. Pendant ce temps-là, les Russes préparent l'offensive à l'Est. 

La mort éclair

Les premiers combats sont terriblement meurtriers, l'équipement des soldats n'étant pas encore adapté à la guerre moderne. Les armes, en revanche, sont déjà très destructrices (artillerie, mitrailleuses ). Les uniformes des soldats français, rouge et bleu, sont extrêmement voyants et ils ne portent pas de casque.

Les Allemands aux portes de Paris

Les Russes rentrent en Prusse Orientale. Le gouvernement français s'est exilé. Le 22 août, 27 000 soldats français périssent. Les Allemands ne sont plus qu'à 50 kilomètres de Paris...

Publié le 12/03/14

Modifié le 25/03/19