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1914/1915 : DE LA PEUR À L'USURE

L'Europe est désormais de plain-pied dans la guerre. Sur le front Ouest, qui s'étend de la mer du Nord à la frontière suisse, Français et Britanniques tentent de contenir le joug allemand. La guerre de mouvement devient une guerre de position. À l'Est, les Russes subissent une lourde défaite en Prusse Orientale puis passent à l'offensive en envahissant l'Autriche. Face au nombre considérable de morts, on pense toujours que la guerre ne durera pas. Mais le conflit s'exporte ; de l'Afrique au Moyen-Orient jusqu'en Asie. La guerre est devenue mondiale.

 
 

L'avancée allemande en septembre 1914

La progression allemande vers la Marne...

A l'ouest sur 600 km de front, sept armées allemandes, deux millions d'hommes envahissent la France. La 1re armée du général Von Kluge franchit la Somme, un fleuve important pour la défense de la capitale. Les fantassins allemands marchent depuis 400 km et rêvent d'une entrée triomphale dans Paris. Les Français et les Anglais font une retraite maîtrisée. Les troupes des colonies françaises remontent vers le nord après leur débarquement à Fréjus. Autour de Paris, la défense s'organise avec tous les moyens possibles. Le 2 septembre 1914, les avions français en repérage constatent que l'armée allemande ne va pas vers Paris, mais cherche à encercler l'armée française en s'exposant à une attaque des Français et des Anglais sur la Marne.

 

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La défense de Paris

La Bataille de la Marne

1 million de Français et 100 000 Anglais sont mobilisés pour cette bataille vitale. Face à l'urgence, le général Gallieni ordonne de déplacer 6 000 hommes de la garnison vers la Marne en utilisant les taxis parisiens.

Plutôt mourir que reculer

Pendant ce temps, les troupes des colonies françaises arrivent en renfort. Débarquées à Fréjus, elles marchent vers le nord. Le 6 septembre, les Français montent au front.

Bataille gagnée. Victoire perdue

En seulement 3 jours, 200 000 hommes meurent de chaque côté.

Le 9 septembre, Français et Britanniques sortent vainqueurs de l'hécatombe de la Marne.

 

La guerre change de visage

 
 

De la guerre de mouvement à la guerre de tranchées

Quand a commencé la guerre des tranchées ?

Octobre 1914. Bien décidés à garder leurs conquêtes, les Allemands font creuser par des civils un véritable réseau de fortifications. Dans une région volontairement inondée par les Belges qui ont eux-mêmes ouverts leurs digues, ils cherchent à rendre vivable ces termitières. L'hiver qui vient les transformera en caveau glacé. En face, les Britanniques s'enterrent eux-aussi pour tenir le front des Flandres. La guerre de mouvement fait place à la guerre de position. Comment chasser les Allemands des départements qu'ils occupent derrière une ligne de tranchées qui fait bientôt 700 kilomètres : de la mer du Nord à la frontière suisse ?

 

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Après l'offensive de la Marne, les Allemands tentent de contourner les Français et les Britanniques par le nord, dans une série de mouvements tournants qui dureront jusqu'en décembre 1914. Chacun va alors maintenir ses positions. Pendant ce temps, en conséquence du colonialisme et de jeux d'alliances, le conflit s'étend tout autour du monde.

De la guerre de mouvement à la guerre de tranchées.

Occupant dix départements français mais contenus au nord, les Allemands achèvent de conquérir la Belgique. 

Face à l'enlisement de la situation, les deux camps décident de creuser un immense réseau de tranchées qui s'étend sur 700 km de la mer du Nord à la frontière suisse.

Ce changement de configuration soulage le front russe à l'Est.

Mondialisation du conflit

Français, Belges et Britanniques attaquent les colonies africaines de l'Allemagne (Togo, Cameroun) pour s'approprier les matières premières indispensables à l'industrie de guerre.

Le Japon, en respect de son alliance avec le Royaume-Uni, rentre en guerre.

Sur tous les fronts

Parallèlement, l'Empire ottoman, qui s'étend de la mer Noire au golfe Persique, s'allie à l'Allemagne.

Les Turcs attaquent la Russie par le Caucase. C'est un fiasco. Le parti au pouvoir désigne les Arméniens comme responsables de la déroute.

Les flottes britanniques et françaises tentent de forcer le détroit des Dardanelles pour s'emparer de Constantinople afin d'empêcher la Bulgarie voisine de rentrer en guerre aux côtés de l'Allemagne. Cela se solde également par un fiasco.

 

Jusqu'à l'usure

Après moins d'un an de combats acharnés, l'opinion publique ne supporte plus le nombre de morts. En avril 1915, le Congrès des femmes contre la guerre qui se tient à La Haye demande l'arrêt des hostilités. Celles-ci vont alors s'intensifier.

Le conflit s'étend encore

Le 7 mai 1915, 128 Américains périssent dans le torpillage du paquebot Lusitania par un sous-marin allemand. La tension monte aux États-Unis.

L'Italie, initialement alliée de l'Allemagne, rejoint le camp franco-britannique. Elle rentre en guerre le 23 mai 1915.

 

Une guerre d'usure à l'échelle industrielle

L'industrie de l'armement tourne à plein régime. Les armes deviennent de plus en plus destructrices (grenades, obus). Le 4 août 1915, les Allemands bombardent Londres à l'aide d'un dirigeable Zeppelin. La recherche scientifique est détournée pour créer des gaz mortels.

Publié le 14/03/14

Modifié le 25/03/19

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