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Chaque année, le 4 janvier, les Birmans fêtent l’indépendance de leur pays. Jusqu’en 1948, la Birmanie appartenait au Royaume-Uni. C’est le général Aung San qui a convaincu les Anglais de leur rendre leur liberté. Mais les Birmans n’ont pas profité longtemps de cette joie d’être libres…

birmanie

Renommée Myanmar en 1989, la Birmanie a très longtemps été un pays fermé au reste du monde. Quelques années après le départ des Anglais, en 1948, elle est devenue une dictature : le pouvoir était aux mains d’un petit groupe d’hommes qui terrorisaient la population si elle n’obéissait pas à leurs ordres. Depuis à peine deux ans, les Birmans retrouvent peu à peu leur liberté.

Un 14 juillet à la birmane

Malgré ces problèmes politiques, la fête de l’indépendance a toujours été célébrée. « Elle ressemble un peu à notre 14 juillet, explique Célestine Foucher, coordinatrice de l’association Info Birmanie. Il y a un grand défilé militaire et un bouquet de fleurs est déposé dans un parc pour rendre hommage au héros national Aung San. Mais les gens ne se réunissent pas pour voir passer les soldats comme en France. » Dans un pays où les interdictions sont encore nombreuses, les habitants préfèrent des actions plus concrètes, qui témoignent de leur nouvelle liberté. « Le 16 décembre 2012, un grand concert gratuit a eu lieu à Rangoun, la capitale, raconte Célestine Foucher. Auparavant, les rassemblements de plus de 5 personnes étaient interdits. En pouvant assister en nombre à ce genre d’événements, les Birmans voient que leur pays est en train de changer. ».

Lutter pour être libre

Cette nouvelle liberté se retrouve aussi dans l’histoire d’Aun San Suu Kyi, la fille du général Aung San. Retenue prisonnière pendant une quinzaine d’années par le gouvernement birman, à cause de son combat non-violent contre la dictature, elle a été libérée en 2010. Deux ans plus tard, nommée députée, elle a pu se rendre en Europe pour rencontrer plusieurs chefs d’état. En novembre dernier, à l’occasion d’un voyage en Asie, Barack Obama s’est arrêté en Birmanie. Une première pour un président américain… Chacun de ces événements mène doucement la Birmanie vers une ouverture au monde.

Valérie Petit

Publié le 04/01/13

Modifié le 01/10/19