La France entière est en alerte « rouge renforcé » depuis samedi 11 janvier 2013. Ce signal correspond à l’un des niveaux les plus forts du plan Vigipirate. Un programme qui a pour but de protéger la population et les équipements du pays (transports en commun, administrations…), contre les actions criminelles de groupes malveillants.

françois hollande, le 11 janvier 2013 au palais de l'Elysée, à Paris. (PHILIPPE WOJAZER / AFP)

Jaune, orange, rouge, puis écarlate. Ces couleurs sont celles de quatre niveaux d’alerte qui préviennent les Français du degré des menaces criminelles pesant sur le pays. Elles sont associées au plan Vigipirate. Selon l’importance des dangers, ce programme mobilise un nombre plus ou moins grand de policiers, de gendarmes et de soldats. Ceux-ci ont alors pour mission de surveiller les écoles, les magasins, les gares, les aéroports… Bref, tous les lieux institutionnels (mairies, ministères, etc.) ou les endroits qui accueillent de la foule.

Pourquoi un tel plan ?

Depuis plusieurs années, des groupes extrémistes attaquent les pays qui s’opposent à leurs idées politiques et religieuses, souvent violentes. Ils préparent couramment des bombes qu’ils placent à des endroits très fréquentés. Leur intention est clairement de tuer le plus de monde possible, afin de marquer les esprits et de faire peur à la population. Ces extrémistes espèrent de cette manière faire plier les gouvernements à leurs exigences. L’engagement militaire de la France, vendredi 11 janvier, pour combattre des groupes terroristes au Mali, a déclenché chez ces derniers des réactions agressives. Certains ont envoyé des messages pour dire qu’ils sont prêts à frapper la France à tout moment.

« Ça rassure un peu »

Le plan Vigipirate a été créé il y a 35 ans, alors qu’une série d’attaques ensanglantait l’Allemagne et l’Italie. La dernière version du plan, en vigueur depuis janvier 2007, considère que la menace terroriste est désormais permanente. Nous connaissons tous la fouille des bagages aux aéroports ou la demande d’étiquetage des valises dans les trains, lié au niveau jaune. Avec le niveau « rouge renforcé », mis en place samedi par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, des mesures plus sévères ont été prises pour sécuriser les transports, les bâtiments recevant du public et les rassemblements de personnes. « Ça rassure un peu », exprime la petite Léa, 9 ans, en attendant le métro parisien avec sa grande sœur.

Myriam Rembaut

Publié le 16/01/13

Modifié le 14/03/13