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Comment trouver les mots pour empêcher cette réaction parfois «  pulsionnelle  » du racisme et pour aller au-delà des apparences  ?

Pour Édith Salès-Wuillemin, c'est un travail de tous les instants. Sans cesse, il faut revenir sur ce que les spécialistes appellent la « décatégorisations ». « Il est important que les parents fassent d’abord un “bon état des lieux”, en prenant leurs informations à plusieurs sources différentes et de faire confirmer ce sentiment afin de comprendre que le ressenti de l’enfant est bien conforme à la réalité. » Il revient ensuite aux parents de travailler sur la réalité ou le ressenti.

Si l'enfant dit « Je ne suis pas aussi bien considéré que les autres » et que cela ne correspond pas forcément à la réalité, il faut interroger l’enfant pour comprendre pourquoi il a ressenti cela. « Il est parfois utile de faire aussi appel à un médiateur, car il n'est pas toujours facile en tant que parents de s’impliquer affectivement », poursuit Édith Salès-Wuillemin.

Pour les tout-petits, les parents peuvent aussi rappeler c'est qu’est le bien et le mal, et de redire qu'être raciste ou faire des différences, c'est mal. Pour les plus grands, on rappellera que « tous les hommes sont égaux » et que pour bien vivre ensemble, il est nécessaire d’avoir le respect de tous… même de son voisin que l’on n’aime pas !

Publié le 03/02/14

Modifié le 03/03/20

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