Une nécessaire régulation

La mondialisation est souvent présentée comme un processus non contrôlé. Si les libéraux s’en réjouissent, d’autres, au contraire, s’en inquiètent. La régulation de la mondialisation semble, en effet, nécessaire pour faire face à des enjeux tels que le changement climatique, qui ne peuvent être traités et résolus qu’à une échelle globale.

Une gouvernance globale

En l’absence de gouvernement mondial, l’expression la plus communément utilisée pour désigner la gestion collective des questions d’importance mondiale est celle de « gouvernance globale ». Elle s’applique à l’ensemble des acteurs – États, organisations internationales, forums informels comme le G8, réseaux transnationaux – qui participent à la recherche de solutions aux problèmes globaux et à l’élaboration de règles et de normes collectives globales.

Des attentes souvent déçues

Les attentes à l’égard de cette gouvernance globale sont souvent fortes car il s’agit de trouver des solutions à la crise économique ou de lutter contre le changement climatique. Le G20 a ainsi suscité l’espoir d’une meilleure régulation de la mondialisation dans un contexte de crise et d’une gouvernance plus équitable. Ces attentes sont néanmoins fréquemment déçues en raison d’un manque de volonté et de coopération de la part des acteurs concernés.

Crise économique : à quoi sert le G20 ?

L’Union européenne, un acteur clef ?

L’Union européenne (UE) est souvent perçue comme un acteur capable de peser sur l’actuel processus de mondialisation afin de lui donner un visage plus « humain »et de protéger les Européens. Cette fonction de protection et de régulation est néanmoins mise en cause par les antilibéraux qui considèrent l’UE comme un cheval de Troie de la mondialisation. Certains gouvernements estiment également que l’UE est trop conciliante dans les négociations internationales face à des États défendant bien mieux leurs intérêts.
 

Que sont les biens publics globaux ?

Ces sont par exemple, la paix, la stabilité financière internationale ou la éduction des gaz à effet de serre. Ce sont donc des biens qui ne peuvent pas être fournis par le seul marché ou par un seul État. Ils sont pourtant indispensables à la stabilité de la planète. L’un des principaux enjeux de la gouvernance globale est la protection et la fourniture de ces biens publics globaux.
 

G20 : vers un gouvernement mondial ?

Le G20 est un forum réunissant 19 pays industrialisés et émergents et l’UE. Il a été créé en 1999 dans le sillage de la crise financière en Asie et s’est réuni pour la première fois au niveau des chefs d’États et de gouvernement en 2008. Le G20 a souvent été décrit comme un embryon de gouvernance globale et a permis une reconnaissance du rôle joué par les pays émergents dans l’économie mondiale.

 

Publié le 23/04/13

Modifié le 12/11/19

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