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2020, année de la BD

Decod'actu

Les moustaches d’Astérix, la coiffe de Bécassine… la bande dessinée fait partie intégrante de notre paysage culturel. L’Unesco vient même de désigner Angoulême comme sa capitale mondiale ! Mais le secteur est encore fragile. Le ministère de la culture a donc déclaré 2020, « année de la BD ».

Quelle place la BD occupe-t-elle en France ? 

En France, le secteur de la BD est particulièrement dynamique. 5 300 titres ont été publiés en 2018, c’est 4 fois plus qu’en 2000. De leur côté, les Français sont de grands amateurs de bulles. La BD figure dans le top 3 de leurs genres littéraires préférés. En 2018, 44 millions d'albums ont été venus. Autre signe de vitalité, la BD se décline désormais dans des formats variés : romans graphiques, reportages dessinés pour raconter l’actualité, biographies…

Pourquoi la bande dessinée manque-t-elle de reconnaissance ? 

Mais malgré son dynamisme, le 9e art manque encore de reconnaissance. Par exemple, les écoles d’art proposant des cursus de formation complets sont en majorité privées. Et il n’existe pas encore d’école nationale publique formant spécifiquement les auteurs de bande dessinée. Par ailleurs, la BD est encore peu utilisée comme un support d’apprentissage dans les écoles. Les établissements scolaires consacrent moins de 5% de leurs achats de livres à des BD.

Plus problématique encore, la majorité des auteurs et dessinateurs a du mal à vivre de son métier. Selon une enquête réalisée à l’occasion des États généraux de la bande dessinée en 2016, la moitié d’entre eux vit avec des revenus inférieurs au SMIC, et 36 % sont sous le seuil de pauvreté. 

En cause notamment : la surproduction d’albums. De plus en plus de nouveautés sont publiées mais elles sont tirées à moins d’exemplaires en moyenne.  

Problème : une partie de la rémunération des auteurs-dessinateurs est calculé sur un pourcentage des ventes. Moins d’exemplaires vendus signifient donc moins de revenus pour les créateurs.

À quoi va servir l’année de la BD ?

Le ministère de la Culture consacre 2020 comme année de la BD afin de donner plus de visibilité et une reconnaissance institutionnelle au 9e art. Des festivals, des grandes expositions, des rencontres et des colloques seront ainsi soutenus financièrement par l’État.

Un rapport remis au ministère de la Culture début 2019 préconise également de réfléchir à la rémunération des auteurs. Parmi les pistes envisagées : payer les dessinateurs pour le temps passé en séance de dédicaces.

Autant de réflexions lancées dès le début d’année 2020 avec le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême.

Réalisateur : Maxime Chappet

Nom de l'auteur : Delphine Tayac

Producteur : France Télévisions

Année de copyright : 2020

Année de production : 2020

Année de diffusion : 2020

Publié le 16/01/20

Modifié le 27/02/20

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