Vidéo : C'étaient les harkis

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INA
Histoire11:49Publié le 13/05/2022

C'étaient les harkis

Archives Ina - Indépendance de l'Algérie

A la fin de la Guerre d’Algérie, alors que le pays obtient son indépendance, de nombreux soldats algériens ayant combattu dans l’armée française doivent quitter leur pays pour éviter une mort certaine. Ce sont les harkis, qui sont alors accueillis en France avec leur famille, et obtiennent la nationalité française. Ils sont hébergés dans des camps provisoires, comme celui de Villefort, en Lozère, ou ceux de Mouans-Sartoux et l’Escarène, dans les Alpes-Maritimes. 

Les camps de harkis

Les campements dans lesquels ont été logés les harkis à leur arrivée sont la plupart du temps modestes, avec des habitations qui peuvent être petites pour des familles parfois très nombreuses. Certains camps sont très éloignés des villes, ce qui rend difficile l’intégration des harkis. Celui de Villefort, en Lozère, est lui situé à proximité du village. Mais les familles restent assez isolées, rassemblées au même endroit. 

Pour mieux s’intégrer, certains foyers ont donc décidé de s’installer au cœur même du village, quitte à devoir payer un loyer, ce qui n’est pas le cas dans les campements. Mais cela permet aussi à ces petites communes de revivre, les milieux ruraux ayant été désertés depuis des années. Malgré leur situation qui peut s’avérer précaire, ces familles comptent bien rester en France, pays pour lequel ils ont combattu, et auquel ils veulent s’acclimater. En Provence, certains sont embauchés par l’Office National des Forêts pour contribuer à la protection de l’environnement dans la région. 

L’intégration des harkis à la société française

A Villefort comme à l’Escarène et Mouans-Sartoux, les habitants semblent en tout cas avoir bien accepté la présence des harkis. Notamment les commerçants, ravis de voir arriver une nouvelle clientèle, ainsi que pour les communes. L’un des maires interrogés est même honoré de les recevoir, eux qui se sont battus pour la France, malgré l’appréhension de certains de ses administrés. 

Les harkis, eux, s'adaptent à leur nouvelle vie, et à une façon de vivre différente. Mais ce sont surtout les enfants qui s'intègrent le plus facilement. Dans les écoles, ils peuvent lier des amitiés avec les jeunes de leur âge, même si certains ne parlent pas encore le français. Mais si l’Algérie reste leur terre natale et celle de leurs ancêtres, ils entrevoient parfois un avenir en France, dans lequel ils seraient des Français à part entière.

Producteur : RTF

Année de copyright : 1964

Publié le 13/05/22

Modifié le 13/05/22

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