Vidéo : Chute du mur en 1989, et le monde bascule

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RFI
Culture générale48:28Publié le 04/08/2021

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Le mur de Berlin

Au tournant des années 1990, le monde connait de grands changements. Le bloc soviétique s’effondre, comme illustré entre autres par la chute du mur de Berlin. D’autres pays prennent une direction radicalement différente, comme l’Afrique du Sud, où le régime de l’Apartheid finira par disparaître.

Gorbatchev, la Perestroïka et la chute du mur

La fin des années 1980 marque un bouleversement dans l’Histoire, avec la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, et plus largement avec la fin de la guerre froide. Cela a notamment été rendu possible grâce à Mikhaïl Gorbatchev, premier homme doté de moralité à accéder au pouvoir en URSS, et répugnant à l’usage de la violence contrairement à ses prédécesseurs. La parole dans les pays du bloc soviétique commence donc à se libérer durant les années 1980. Très confiant, et persuadé que les autres leaders socialistes suivront son exemple, il contribue à la démocratisation en Pologne, entre autres, et accepte l’unification de l’Allemagne.

Pourtant, Erich Honecker, dirigeant de l’Allemagne de l’Est de 1971 à 1989, et avec qui il entretient des relations tendues, ne semble pas forcément d’accord avec cette décision. Et pendant un temps, il est impossible de dire si ce dernier acceptera de négocier et de réformer le pays comme en Pologne, ou s’il enverra les chars contre les manifestants, comme la Chine lors du massacre de la place Tian’anmen. Une répression qu’il a explicitement applaudie, et dont il diffusait les images à la télévision pour dissuader les Allemands de l’Est de sortir manifester. En forme d’opposition, la population s’est retirée de la société, refusant de se rendre au travail ou aux parades, allant à l’encontre de l’idéologie communiste où tout le monde doit faire les choses ensemble.

L’Afrique du Sud, autre grand théâtre de bouleversements

En Afrique du Sud, cette décennie est aussi celle de l’initiation du changement. Car la situation dans le pays devenait très tendue, et la guerre civile semblait sur le point d’exploser. Depuis quelques années, le pouvoir en place s’était durci et militarisé, ce qui était justifié par la lutte contre la menace communiste soutenue par l’URSS et Cuba en Angola, où ils perdront en 1987, et en Namibie, à qui ils devront donner l’indépendance en 1990. Avec ces défaites et les changements en Europe de l’Est, cette justification ne tenait plus.

Les changements arriveront notamment grâce à Nelson Mandela, qui aura passé 27 ans de sa vie en prison dans sa lutte contre le régime de l’Apartheid alors en place. Il débutera des négociations secrètes avec certaines personnes dont le président Botha, avant même sa libération, afin de préparer une transition démocratique, et les premières élections libres, dont il sortira d’ailleurs vainqueur. Mais aussi grâce à Frederik de Klerk, président de 1989 à 1994, qui aura accepté de réformer le pays. Les deux hommes partageront le prix Nobel de la paix en 1993 pour avoir mis fin à l’Apartheid, avec une transition qui aura tout de même provoqué une dizaine de milliers de morts. Mais qui aura marqué le début de la réconciliation.

 

Invités : 

  • Pierre Grosser, auteur du livre « 1989, l’année où le monde a basculé », aux éditions Tempus.
  • Jacqueline Dérens, militante communiste et anti-apartheid, auteur de Femmes d’Afrique du sud, Une histoire de résistance, aux éditions Non Lieu.

Photo : © AFP

Nom de l'auteur : Valérie Nivelon / La Marche du monde

Producteur : RFI

Année de copyright : 2019

Publié le 04/08/21

Modifié le 30/12/21

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