Vidéo : De Gaulle et la guerre d'Algérie, un cessez-le-feu difficile

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De Gaulle et la guerre d'Algérie, un cessez-le-feu difficile

De Gaulle, le dernier roi de France

A quelques mois de la fin de la guerre d'Algérie, la tension est à son comble entre les défenseurs de l'indépendance de l'Algérie et les partisans de l'Algérie française. Attentats de l'OAS, répressions policières de manifestants pacifiques, enlèvements d'Européens par le FLN, la violence meurtrière sévit de part et d'autre de la Méditerranée. Une période trouble durant laquelle de Gaulle s'exprime peu.

Le massacre du 17 octobre 1961

Le 20 mai 1961, à Évian, s'ouvrent des négociations entre les délégations algérienne et française. Celles-ci vont s'avérer longues et difficiles pusique le cessez-le-feu n'interviendra qu'en mars 1962. Les derniers mois de la guerre d'Algérie sont particulièrement violents et dramatiques de part et d'autre de la Méditerranée. A Paris, le 17 octobre 1961, une manifestation algérienne pacifique est réprimée avec violence par la police faisant plus de 100 morts. Le général de Gaulle n'en dit rien publiquement.

Attentats prepétrés par l'OAS

L'OAS (Organisation Armée Secrète), le bras armé des ultras de l'Algérie française, multiplie les attentats à Paris, plaçant des bombes aux domiciles de personnalités comme Jean-Paul Sartre ou le ministre de la Culture André Malraux. Chez ce dernier, une petite fille est grièvement blessée.

Manifestation tragique à la station de métro Charonne

De leur côté, les partis de gauche se mobilisent et organisent, le 8 février 1962, une manifestation contre les attentats de l'OAS et pour la paix en Algérie. La police charge violemment les manifestants. Bilan : 8 manifestants communistes meurent étouffés au métro Charonne. Le 13 février, les Parisiens défilent dans la rue pour accompagner les victimes au cimetière du Père-Lachaise. Une nouvelle fois, de Gaulle garde le silence devant cette tragédie de plus qui bouleverse les Français.

Un cessez-le-feu qui n'empêche pas les massacres en Algérie

Après un marathon de négociations, les accords d'Evian instaurant le cessez-le-feu sont signés le 18 mars 1962. Les Français accueillent la fin de la guerre avec soulagement. Par référendum, ils approuvent à plus de 90 % des suffrages. En Algérie, en revanche, l'OAS se dechaîne et déclare la guerre totale. De son côté, le FLN enlève des milliers d'Européens. Les massacres, de part et d'autre, font des milliers de victimes.

L'exode des pieds-noirs

La guerre d'Algérie s'achève dans le chaos. Par centaine de milliers, les Européens d'Algérie fuient. De Gaulle semble indifférent au sort des pieds-noirs. En Conseil des ministres, le 4 mai 1962, alors que l'exode bat son plein, le général prend position : « L'intérêt de la France a cessé de se confondre avec celui des pieds-noirs ». Le chef de l'État reste silencieux devant la tragédie des harkis, abandonnés et massacrés. Pour de Gaulle, l'implacable raison d'Etat ne laisse pas de place pour la compassion. Celui qui a ouvert la voie de l'indépendance aux anciennes colonies d'Afrique noire lâche devant ses ministres :

En matière de décolonisation, la seule victoire c'est de s'en aller.

Le général de Gaulle

Indépendance de l'Algérie

Le 4 juillet 1962, l'Algérie est indépendante. Une page se tourne. 130 années de présence française, dont 8 ans de guerre, s'achèvent. De Gaulle prend acte de la fin de l'Empire français et de la décolonisation : « Jamais l'Algérie n'a été française. Elle l'était dans la tête de colonels braillards, dans les slogans, mais pas dans les faits. C'était une colonie  ».

Réalisateur : Patrick Rotman

Producteur : Kuiv Productions; INA

Diffuseur : France 2

Année de copyright : 2020

Année de production : 2017

Année de diffusion : 2020

Publié le 09/11/20

Modifié le 16/11/20

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