Logo Lumni

Oups, veuillez renseigner une adresse email valide

France Télévisions et l’INA traitent votre adresse e-mail afin de vous adresser respectivement les newsletters Lumni et Lumni Médiateurs FTV, la newsletter Lumni Enseignants INA. Pour exercer vos droits sur vos données personnelles, cliquez sur le lien de désabonnement intégré dans les newsletters ou contactez FTV ou l’INA. Pour en savoir plus, voir les politiques de confidentialité de FTV et de l’INA.

sso_title
sso_description
Sport08:42

Décryptage par Yannick Agnel de la victoire du relais 4 x 100 m aux JO de Londres 2012

Le geste

Rencontre avec le français, Yannick Agnel, double médaillé d’or lors des Jeux olympiques de Londres. Le « Squale » décrypte le geste qui l’a amené à la victoire du relais 4 X 100 m nage libre hommes, le 29 juillet 2012. Longtemps deuxième pendant la course derrière le relais américain, le quatuor français a viré en tête dans la dernière longueur, grâce au nageur niçois, tout juste âgé de 20 ans.

Comment expliquer de manière scientifique le succés de Yannick Agnel aux JO de Londres 2012 ?

Ligne d’eau n°5, la dream team américaine de Michael Phelps et Ryan Lochte est favorite. Duel attendu avec les Australiens, ligne 4. Ligne 6, le relais français est composé d’Amaury Leveaux, Clément Lefert, Fabien Gilot et Yannick Agnel. Ce dernier n’intègre le relais que pour cette finale. Il s’agit de sa première finale olympique. Il a déjà nagé deux fois ce jour-là et s’est qualifié haut la main pour la finale du 200 m nage libre individuel du lendemain.

A la touche de l’avant dernier relayeur, les Américains sont devant. Ryan Lochte, le meilleur mondial sur 100 m part avec 0,55 seconde d’avance. Yannick Agnel commence à bouger précisément quand l’Américain quitte son plot. 0,55 seconde aussi avant la touche de Clément Lefert. En relais, il est possible de s’élancer avant que la personne n’ait touché le mur, mais sans que les pieds ne décollent en revanche. Yannick plonge en essayant d’avoir un temps de réaction le plus court possible : 0,17 s pour Agnel et 0,12 pour Lochte. Le Français plonge 2 cm plus loin que l’Américain à 3,77 m, mais il perd encore 4/100e de seconde. Quand Yannick touche l’eau, il est désormais à 0,59 s derrière Lochte. Celui-ci est meilleur sur la coulée. L’Américain refait surface à 13,22 m, le Français à 11,77 m seulement. Il a 2,02 m de retard sur l’Américain. Mais les phases nagées sont à l’avantage de Yannick. Stratégie : en nage libre, le mouvement respiratoire freine la progression dans l’eau, il ralentit le nageur. Mais s’il respire moins pour limiter cette résistance, il prive ses muscles d’oxygène et perd de la force. Ryan respire tous les 4 mouvements, il choisit la stratégie de la moindre résistance à l’eau possible. L’idée de Yannick, aller le plus vite possible et rester oxygéné pour que lors du retour, il est la force nécessaire pour le doubler. Yannick privilégie le muscle. Sur le premier 50 m, il nage à 8,13 km/h en moyenne. Lochte 0,1 km/h moins vite. A mi-parcours, le Français lui reprend 29/100e de seconde, c’est à dire presque la moitié de son retard. La stratégie fonctionne mais le virage et la coulée qui suivent sont le domaine de prédilection de Lochte qui reprend le large, 1,64 m devant.

Une dernière ligne droite d'anthologie qui mène la France à la médaille d'or

Sur ce retour, Yannick respire 18 fois, l’Américain 13 fois seulement. Le moteur Agnel est mieux alimenté. Il tourne à la même cadence, mais plus fort, avec une allonge supérieure. Dans les 25 derniers mètres, il nage encore à presque 7 km/h. Lochte à 6,5 km/h. A la touche, il laisse l’Américain à 45/100e de seconde. Avec son retard au départ, Yannick a repris, en tout, 1 seconde sur 100 mètres. C’est phénoménal. Seul homme du relais sous les 47 secondes. Premier titre olympique d’un relais 4 x 100 m nage libre français, l’un des plus prestigieux. Yannick réalise une remontée dantesque, catapulté par une équipe indestructible et une stratégie parfaite. A 20 ans, pour sa première finale olympique, il a bouleversé l’ordre mondial d’une course de légende.

Les Français (3 min 09 s 93) ont ainsi devancé les Etats-Unis  (2e en 3 min 10 s 38) et la Russie (3en 3 min 11 s 41). Les Australiens ont fini à la 4e place (3 min 11 s 63).

 

Partez à la découverte du "corps humain" pour comprendre  son fonctionnement.

Producteur : France tv sport

Publié le 31/01/20

Modifié le 06/04/20

arrow
voir plus

Ce contenu est proposé par