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La blockchain, un notaire... virtuel !

Le gros mot de l'éco

Le bitcoin, cette monnaie virtuelle ou cryptomonnaie, est l’application la plus connue et la plus aboutie de ce qu’on appelle la blockchain. Cette technologie complexe permet de créer des systèmes qui ne sont contrôlés par aucune autorité unique. Elle rend aussi la falsification des données très difficile. Outre les cryptomonnaies, la blockchain aura de nombreuses applications dans notre vie quotidienne. Un peu comme un notaire, mais virtuel… Le gros mot de l’éco vous explique !

Pas de bitcoin sans blockchain

En 2008, Satochi Nakamoto invente le bitcoin, cette monnaie cryptée qui n’est contrôlée par aucune banque dans le monde. À l’origine de cette révolution, la technologie de la blockchain dont la vocation est de garantir le stockage et la transmission de données infalsifiables.

La blockchain, comment ça marche ?

C’est comme un notaire... virtuel ! Il enregistre les actes et les authentifie. Mais il n’y a plus de témoins physiques ou de titres de confiance émis, c’est l’algorithme lui-même qui est caution de la sécurité de la transaction. « Cet objet informatique permet d’enregistrer des transferts de valeur entre les utilisateurs et d’assurer l’irréfutabilité et l’immuabilité de ces échanges », explique l’experte Sara Tucci-Piergiovanni, directrice du Licia au Commissariat de l’énergie atomique. 

Sécurisation de la data

Concrètement, lors d’un achat de bitcoin par exemple, l’opération est cryptée grâce à un code mathématique complexe. Elle est ensuite copiée des milliers de fois et partagée par des ordinateurs membres de la blockchain. C’est ce qu’on appelle « le minage ». Pour modifier les données, il faudrait alors retrouver le code et falsifier chacune des copies. Une fois authentifiées, les informations sont regroupées par blocs et ajoutées à la chaîne de données. Le seul maillon faible reste l’entrée du système. Difficile en effet de garantir à 100 % que les informations saisies au départ n’ont pas été manipulées. Pour pallier cette faille, des acteurs travaillent déjà sur cette question comme une start-up parisienne qui s’est lancée dans l’audit digital, en temps réel, des spécificités d’un produit de consommation. 

Cette technologie améliore aussi la traçabilité de nos produits alimentaires

Mais ce modèle de sécurisation des données fait des émules dans bien d’autres secteurs que la cryptomonnaie. La blockchain a séduit notamment les industries textiles et agro-alimentaires pour son apport de traçabilité des chaines logistiques souvent opaques. Par exemple, une enseigne de la grande distribution a mis en place ce système pour la gestion d’approvisionnement de certains de ses produits comme les œufs. Quand il fait ses courses, le consommateur peut savoir si ce produit a été traçé par la blockchain grâce la présence d’un QR code. A l’aide de son smartphone, il photographie le code et obtient toutes les informations du produit. Pour le directeur du programme blockchain du distributeur « l’objectif est de rassembler des informations qui viennent de plusieurs sources comme le producteur, le vétérinaire, les éleveurs, l’emballage, le distributeur etc. Et, en cas de crise sanitaire, la blockchain accélère l’identification d’un produit frelaté ».

 

Allez plus loin avec ce focus sur l'impact écologique du bitcoin et de la blockchain.

Réalisateur : Yong Chim, Patrick Delamotte, Foucauld Bayle, Stéphanie Verissimo

Nom de l'auteur : Myriam Mascarello

Producteur : France 24

Année de copyright : 2019

Publié le 04/12/19

Modifié le 06/12/19

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