Vidéo : Le club Lumni du 15 octobre

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Le club Lumni du 15 octobre

Le club Lumni

Dans Le Club Lumni, les professeurs et les experts te font découvrir un conte destiné aussi bien aux petits qu’aux grands, les origines orientales des pâtes et un célèbre autoportrait humaniste. Mais aussi, ils t’apprennent à dire « il y a » en anglais.

Français : Les Contes du chat perché de Marcel Aymé

Marcel Aymé a écrit Les Contes du chat perché entre 1934 et 1946. Il s’agit d’une série d’une vingtaine de contes satiriques. C’est l’histoire d’un auteur qui sauve un gros chat coincé dans un pommier. En guise de remerciement, le chat lui narre les aventures extraordinaires des animaux voisins accompagnés de deux sœurs, Delphine et Marinette, âgée un peu plus de 20 ans.

 

Les parents des deux sœurs sont fermiers et très occupés par leur travail. Leurs deux filles s’ennuient et pour s’occuper, elles se rapprochent des animaux de la ferme. Elles commencent à leur parler. Cela devient un espace d’apprentissage pour elles, un peu comme l’école. Elles vont jusqu’à vouloir se métamorphoser en animaux et vivre des aventures.

 

Marcel Aymé a adressé ces contes aux enfants de 4 à 75 ans car il y a une double, voire une triple lecture. Selon l’âge qu’on a, on comprend ces contes différemment. Les animaux permettent aux deux jeunes filles de grandir. Il y a des réflexions autour de la justice, de l’égalité, du sens de la vie, etc.  

 

Ce conte est l’occasion de se pencher sur la conjugaison, en particulier le mode impératif. Ce mode est simple car il ne se conjugue qu’à trois personnes.

Exemple :

Conjugaison de l’impératif à la 2ème personne du singulier :

« Écoute, vieux, laisse tes bouquins un moment. ».

→ Il n’y a pas de « s » à la fin.

 

Conjugaison de l’impératif à la 1ère personne du pluriel :

« Allons-nous en »

C’est « nous » et on met un petit tiret entre le verbe et le pronom.

 

Conjugaison de l’impératif à la 2ème personne du pluriel :

« Alors, amusez-vous gentiment et surtout, ne laissez entrer personne chez nous ».

Histoire : l’origine des pâtes

Pendant longtemps, on a cru que les pâtes étaient originaires de Chine et qu’elles sont arrivées dans la péninsule italienne grâce à Marco Polo, un marchand vénitien du XIIIème siècle. Mais, en réalité, cette histoire est une légende. Grâce à des découvertes historiques, on s’est aperçu qu’on mangeait des pâtes dès l’Antiquité dans tout le bassin méditerranéen. « De recoquinaria » d’Apicius, un recueil de recettes de l’Antiquité romaine, évoque les « laganas ». Ce sont des couches de pâtes très fines et larges, accompagnés de viandes. Cela ressemble beaucoup aux lasagnes.

 

Au début du Moyen-Âge, les nomades d’Arabie et d’Afrique du Nord mangeaient de petites pâtes qu’ils faisaient sécher pour mieux les conserver. Puis, Al Idrissi, un géographe arabe du XIIème siècle, raconte qu’en Sicile, il y avait des fabriques de pâtes sèches. Or, la Sicile a été entre le IXème et le XIème siècle, sous domination arabe. Le savoir-faire des pâtes sèches consommés a été transmis par les Arabes aux habitants de Sicile.

 

Mais, là aussi, d’autres découvertes ont mis en cause cette théorie. En effet, les pâtes seraient apparues en Mésopotamie, une des régions du croissant fertile où l’agriculture et l’écriture y sont nées. On y a retrouvé le plus ancien livre (tablette) de recettes au monde. On y découvre les « bapirou ». C’était une sorte de plat fabriqué avec de la farine de blé émiettée dans un bouillon, la même technique de cuisson pour les pâtes aujourd’hui. Cela est logique car l’agriculture est apparue en Mésopotamie en -10 000 avant J.-C. Une des premières céréales à avoir été domestiqué est le blé. Or, c’est bien avec de la farine de blé qu’on peut fabriquer des pâtes.

 

À retenir : les pâtes ont des origines multiples et c’est le savoir-faire des uns et des autres qui a permis à cette spécialité d’évoluer. Aujourd’hui, la Chine et l’Italie sont les deux pays où on va trouver le plus de recettes de pâtes.

Anglais : dire bonjour et le secret des parcs londoniens

LES EXPRESSIONS AUTOUR DU « BONJOUR »

It’s as easy as pie → Simple comme bonjour

A pie → Une tourte

An oven → Un four

To make a cake → Faire un gâteau

That’s all ! → C’est tout !

Exprimer « Il y a » en anglais pour découvrir les parcs londoniens

Pour dire « il y a » en anglais, on utilise « there » avec le verbe « be » : There + be.

 

Le verbe « to be » va changer en fonction du nombre de chose dont on parle derrière. Donc, il peut être au singulier ou au pluriel. « There is » est utilisé pour désigner un seul objet derrière. « There are » est utilisé pour désigner plusieurs objets derrière.

There is + singulier

There are + pluriel

 

Exemple :

In Hyde Park,there isa rivernamed the Serpentine. (À Hyde Park, il y a une rivière appelée Serpentine).

In Saint James’s Park, there arepelicans. (À Saint James’s Park, il y a des pélicans).

 

Pour aller plus loin, regarde ce cours qui t'apprend à décrire une maison en anglais.

Histoire de l’art : Autoportrait à la fourrure d’Albrecht Dürer

Le peintre allemand Albrecht Dürer a réalisé Autoportrait à la fourrure en 1500. Un autoportrait est une représentation de soi-même. Le peintre s’est représenté au centre de la toile. Il a de longs cheveux bouclés. Son visage est lumineux et le fond est très noir. Il regarde le spectateur. Il y a des inscriptions en latin dans le fond : « Moi, Albrecht Dürer de Nuremberg, me suis peint aux couleurs indélébiles à l’âge de 28 ans ». L’autre inscription est un monogramme, un petit dessin, avec la lettre A et D, pour Albrecht Dürer.

 

En 1500, les portraits frontaux étaient réservés aux représentations religieuses, notamment du Christ. La pose et la longue chevelure de Dürer dans son autoportrait fait penser à Jésus. À cette époque, les autoportraits étaient réalisés avec un visage de profil ou de trois quarts. Le peintre allemand se serait peut-être inspiré de la peinture Savator Mundi de Léonard Vinci. C’est un Christ sur un fond noir, avec les mêmes cheveux et la même gestuelle qu’Albrecht Dürer dans son autoportrait.

 

Pourquoi s’est-il représenté comme un personnage religieux ? En 1500, lecourant humaniste apparaît. On met la religion de côté et on place l’humain au centre de tout. Ici, le peintre s’est peint au centre de la toile pour montrer que sa religion est à l’intérieur de lui et qu’il n’a pas besoin de représenter de personnages religieux.

 

Réalisateur : Anthony Forestier / Didier Fraisse

Producteur : France tv studio, Media TV

Année de copyright : 2020

Année de production : 2020

Publié le 16/10/20

Modifié le 16/10/20

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