Vidéo : Le club Lumni du 1er septembre

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Le club Lumni du 1er septembre

Le club Lumni

« Ils croivent », « Nous sachons »… Comment éviter ces erreurs de conjugaison ? Comment la science peut-elle expliquer le cinéma ? Comment exprimer en anglais les problèmes et désigner les fournitures scolaires ? Enfin, pourquoi la peinture La Laitière de Vermeer est-elle si connue en France ? Réponses dans ce deuxième numéro du Club Lumni dans lequel tu vas revoir de manière ludique des notions de français, de sciences, d’anglais et d’histoire de l’art.

 

« Croivent », « sachons »... : Les erreurs mortelles en conjugaison

Ces verbes qui n’existent pas

Ils croivent → Ils croient

« Croiver » n’existe pas. Le vrai verbe est « croire ». La raison de cette erreur : on pense que le verbe « croire » fonctionne comme les verbes « pouvoir », « devoir », « recevoir » (ils peuvent, ils doivent, etc.). « Croire » est un verbe irrégulier. Pour éviter cette erreur, il faut distinguer le radical de la terminaison du verbe. Le radical, au début, ne change pas. La terminaison, située à la fin, change en fonction de la personne et du temps.

Exemple : nous croyons

croy → radical (« croi » s’est transformé en « croy » pour faciliter la prononciation)

ons → terminaison

 

Nous sachons → Nous savons.

Il n’existe pas de verbe « sacher ». Il s’agit du verbe « savoir ». La raison de cette erreur : on confond avec le participe présent (« en » devant le verbe) du verbe savoir (« en sachant »).  

Les erreurs qui font mal aux oreilles

Vous faisez → Vous faites

Vous disez → Vous dites

D’où vient cette faute ? Elle vient du latin. En latin, « vous faites » se traduit par « facitis » et « vous dites » par « dicitis ». De plus, on est aussi tenté de conjuguer ce verbe à « vous » en calquant sur le présent à la 1ère personne du pluriel « Nous disons » ou « Nous faisons ». Enfin, on essaie aussi de calquer sur l’Imparfait : « vous faisiez », « vous disiez ».

Les erreurs dans la concordance des temps

Si j’aurais su, je n’aurais pas venu → C’est une erreur

La règle : dans une phrase qui commence par une condition (« si »), on conjugue le verbe au présent ou à l’imparfait de l’indicatif.

Exemple :

Présent indicatif → Si je regarde Le Club Lumni, j’apprends plein de choses. (Présent + Présent)

Imparfait de l’indicatif → Si je regardais Le Club Lumni plus souvent, j’aurais de meilleures notes. (Imparfait + Conditionnel)

Sciences : le cinéma, l’illusion du mouvement

Le cinéma est né avant la machine des frères Lumière (1895) et les premiers films de Thomas Edison à la fin du XIXe siècle. En 1825, le Britannique John Ayrton Paris a commercialisé un jouet d’optique appelé le « thaumatrope ».

 

Pour en fabriquer un, tu as besoin de deux disques en papier cartonné, un dessin d’oiseau, un dessin de cage, une perforatrice, un tube de colle, une ficelle ou des élastiques. D’abord, il faut découper deux formes identiques dans ton carton. Puis, tu dessines sur chaque carton un oiseau et une cage. Ensuite, tu les colles l’un derrière l’autre. L’un est à l’endroit, l’autre est à l’envers. Sur les bords, tu fais deux petits trous dans lesquels tu passes une ficelle. Enfin, tu fais tourner les deux disques en faisant vriller les ficelles du thaumatrope. Résultat : on a l’impression que l’oiseau est dans la cage. En faisant tourner le thaumatrope, on superpose les deux images.

 

Le cinéma se base sur les mêmes phénomènes optiques : la persistance rétinienne. Pour voir un objet, la lumière en provenance de cet objet doit arriver au fond de l’œil, au niveau de la rétine, sur les cellules appelées « cônes » et « bâtonnets ». Ces cellules sont capables de capter la lumière. Ils envoient un message au niveau du cerveau où se fait l’analyse. Les cônes et les bâtonnets sont des cellules performantes. Mais, elles ont besoin d’un temps de réaction. Ce lapse de temps est la persistance rétinienne. Donc, quand on fait défiler le thaumatrope, on fait défiler très vite plusieurs images. Mais, nos cônes et nos bâtonnets n’ont pas le temps de voir la transition entre les deux images. Pour ces cellules, c’est comme si ces deux images étaient superposées. Par conséquent, le message envoyé au cerveau est un message qui contient une seule et unique information.

 

Le cinéma repose sur le même principe. Au cinéma, on fait défiler des photos à la vitesse de 24 images par seconde. Nos cônes et nos bâtonnets n’ont pas le temps de voir les transitions entre ces photos. Un film est donc une succession de photos. Enfin, un autre phénomène est impliqué : l’effet phi. Le cerveau comble le vide entre deux images (exemple : un œil ouvert et un œil fermé), en ajoutant une image la plus probable (un œil à moitié ouvert).

Anglais : les problèmes et les fournitures scolaires

Les problèmes

To be in hot soup → avoir des ennuis

To be in a mess →  avoir des ennuis

To be in trouble →  avoir des ennuis

Safe and sound →  sain et sauf.

To solve a problem →  résoudre un problem

To get out of trouble →  se sortir des ennuis

To be alright →  être tiré d’affaire, aller bien.

To find a solution →  trouver une solution

Les fournitures scolaires

To have got → Avoir

I have got a pen →  J'ai un stylo

I have not got a pen → Je n’ai pas de stylo

 

A pen → un stylo

Scissors →  une paire de ciseaux

A ruler →  une règle

A ruber (anglais) / An eraser (américain) → une gomme

A glue → une colle

A notebook → un cahier

Histoire de l’art : La Laitière de Vermeer, icône de la culture populaire

Johannes Vermeer (1632-) est un artiste hollandais, passionné par les portraits et les scènes de genre, c’est-à-dire les scènes de la vie quotidienne. La Laitière en fait partie. Johannes Vermeer a réalisé peu d’œuvres : 34 en tout. Mais, ses peintures sont des chefs-d’œuvre, comme La Dentellière,  La jeune fille à la perle qui a inspiré beaucoup d’artistes et La Laitière réalisée en 1658.

 

Sur cette peinture, Johannes Vermeer a placé quelques indices faisant deviner les émotions ou les pensées de la laitière. En bas à droite, des cupidons sont dessinés en bleu sur des carreaux de faïences blanches. La laitière pense peut-être à l’amour. Devant ces cupidons, on observe une chaufferette (petit chauffage). Puis à gauche, un carreau de la fenêtre est cassé. La laitière a peut-être froid.

 

Pourquoi ce tableau est-il surtout célèbre en France ? La Laitière est devenue l’égérie d’une marque de yaourt à partir des années 1970. La marque a choisi cette peinture pour montrer la tradition, l’artisanat et la qualité du produit. L’œuvre La laitière a aussi inspiré les publicités télévisuelles de la marque. Aujourd’hui, La Laitière est une œuvre majeure. On l’appelle même « La Joconde du nord ».  

 

 

Réalisateur : Anthony Forestier

Producteur : France tv studio, Media TV

Année de copyright : 2020

Année de production : 2020

Publié le 01/09/20

Modifié le 06/10/20

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