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Actualité02:30

Le mal-logement

Decod'actu

La France compte 3,8 millions de personnes victimes du mal-logement en 2016, soit 300 000 de plus que l’an dernier. Le mal-logement est un mot qui recouvre des situations très différentes. 

Qui sont les mal-logés ?

- Les personnes sans domicile : 141 500 personnes dont 30 000 enfants. Ils dorment dans la rue, sous des tentes ou dans des centres d’hébergement pour sans abris. 25 000 vivent dans des chambres d’hôtel, dont certaines sont parfois très vétustes. 85 000 dorment dans des habitations de fortune, comme des mobil-homes ou des bidonvilles par exemple. 

- Les personnes qui vivent sous un toit mais pas chez eux : chez leurs parents, dans leur famille ou chez des amis.

- Les personnes qui ont un logement (2 millions) mais avec des conditions très précaires : pas d’eau courante, de douche, de WC à l’intérieur ou de chauffage.

- Les personnes (934 000) qui vivent dans des appartements trop petits et surpeuplés.

Quelles sont les conséquences du mal logement ?

Le mal-logement ce n’est pas qu’un problème de mètres carrés, il peut avoir des conséquences plus dramatiques sur le quotidien des mal-logés et leur compliquer la vie comme faire ses devoirs quand on est à 4 et qu’on vit dans un studio. Le manque d’hygiène, le froid, l’insalubrité peuvent aussi causer des maladies, des problèmes respiratoires par exemple. En 2015, 487 personnes sans domicile fixe ont été retrouvées mortes dans la rue et pas seulement en hiver, cet été là, 132 personnes sans-abri sont décédées. Face a cette situation d’urgence, les centres qui accueillent les plus démunis manquent de places.

Pourquoi cette crise du logement et quelles sont les solutions proposées ?

Face à la pénurie de logements, les prix ne cessent d’augmenter. Les ménages les plus modestes ont de plus en plus de mal à se loger dans les grandes villes. Depuis 2000, une loi impose que les villes de plus de 3 500 habitants doivent avoir au minimum plus de 25 % de logements sociaux ou HLM. Or une commune sur 5 ne respecte pas cette loi !

Des logements vides, il y en a. On appelle ça des logements vacants. L’INSEE en a compté près de 2,9 millions en 2015. Autres solutions, encadrer les loyers. C’est le cas à Paris depuis l’été 2015. Le logement est pourtant un droit que l’on peut faire valoir depuis 2007 avec le droit au logement opposable. Cette loi permet aux sans-abris, aux mal-logés ou à ceux qui attendent un logement HLM depuis longtemps d’espérer obtenir un hébergement ou un logement décent. Mais force est de constater que dans la réalité ce droit est encore loin de produire les résultats escomptés.

Réalisateur : Maxime Chappet

Année de copyright : 2016

Année de production : 2016

Année de diffusion : 2016

Publié le 04/04/16

Modifié le 17/02/20

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