Vidéo : Les cahiers de vacances Lumni du 8 juillet

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Les cahiers de vacances Lumni du 8 juillet

Les cahiers de vacances Lumni

« Pourquoi le vers, le vert et le verre se prononcent de la même manière ? ». La question d’Ael, 10 ans, nous a inspiré le thème du jour : vers, vert, verre… Tu vas donc découvrir le poumon vert de la Terre en géographie, le ver luisant en sciences ou encore l’armonica de verre en musique. Enfin, tu vas apprendre à faire une boule de neige sans neige et sans bonhomme de neige.

Pourquoi l’Amazonie est-il le poumon vert de la planète ?

L’Amazonie est une très grande région située en Amérique du Sud. On y trouve le plus long fleuve du monde : le fleuve Amazone. Il mesure 7 000 km de long. C’est l’équivalent de sept fois la distance Paris-Marseille. Il y a aussi la plus grande forêt tropicale au monde : la forêt amazonienne. Sa surface mesure 5 500 000 km carré. C’est dix fois la surface de la France. La forêt amazonienne est une « forêt primaire », c’est-à-dire qu’il y a peu de traces de l’activité humaine. La biodiversité y est donc très riche. On a des espèces végétales et animales rares. On appelle cette forêt le « poumon vert de la planète » car 13% des arbres de la planète se trouvent dans cet endroit. Cette forêt fournit entre 6 et 20% de l’oxygène de la Terre.

 

Aujourd’hui, le poumon vert de la planète court un grand danger. La forêt amazonienne possède beaucoup de ressources : le minerai de fer, l’or, le bois. Pour les exploiter, on coupe les arbres. C’est la déforestation. En 10 ans, on a coupé l’équivalent de la surface de la France. Ce problème concerne aussi la France. La Guyane, un département français, est situé en Amazonie. La forêt amazonienne constitue 90% de son territoire. L’exploitation de l’or dans cette forêt provoque des désastres environnementaux en Guyane. On est tous concerné et responsable du maintien de cet écosystème ! Ce poumon vert est donc à protéger.

Comment le ver luisant s'illumine par lui-même ?

Le ver luisant, appelé aussi « lampyre », est un insecte. Il a trois paires de pattes, une paire d’antennes et deux paires d’ailes. Sa particularité est d’émettre de la lumière. Mais, comment fait-il ?

 

Pour le comprendre, faisons d’abord une expérience. Verse de l’eau dans un verre et de la  boisson gazeuse contenant du tonique dans un autre. Éclaire-les avec deux petites lampes UV. Résultat : le tonique réémet une lumière bleue, l’eau non. Pourquoi ? Le tonique contient une molécule appelée la « quinine ». Les rayonnements UV excitent cette molécule, c’est-à-dire qu’elle change de structure. Lorsque la quinine retourne à son état initial, elle réémet une lumière bleue. On appelle cela la « fluorescence ».

On retrouve ce phénomène chez le ver luisant. Mais la différence est qu’il est « bioluminescent ». L’insecte fabrique lui-même la lumière qu’il émet. Il produit en lui une molécule appelée la « luciférine ». Lorsque le lampyre décide de s’éclairer, il excite cette molécule. La luciférine retourne à son état initial et émet de la lumière. Ce phénomène s’observe surtout chez les femelles. Elles s’en servent pour attirer les mâles et s’accoupler. Attention : cet insecte est très sensible à la pollution lumineuse et aux insecticides. Il faut donc le protéger en limitant la lumière la nuit et l’utilisation d’insecticide.

Les homonymes "vers", "vers","vert", "verre"

Les homonymes sont des mots qui s’écrivent ou se prononcent de la même manière, mais ils n’ont pas le même sens.

Exemple avec le mot « MER » :

  • La « mer » est une étendue d’eau salée
  • La « mère » désigne une maman
  • Le « maire » est la personne qui dirige sa ville

 Il existe deux catégories d’homonymes :

  • Les homographes : lorsque les mots s’écrivent de la même façon
  • Les homophones : quand deux mots ont la même sonorité.

Revenons au cas de « vers »/ « vers » / « vert », « verre », « vert » et « vair » : 

« Vers » et « Vers » sont des homonymes, plus précisément des homographes. Ils ont la même orthographe mais ils n’ont pas le même sens. L’un est une préposition liée au temps et à l’espace. L’autre est la ligne d’un poème, d’une fable ou d’un dialogue dans une pièce de théâtre classique.

Le « vert », la couleur, le « ver » de terre, le « vair » (la fourrure grise et blanche d’une variété d’écureuil) et le « verre », l’objet qui nous sert à boire, sont des homonymes, classés dans la catégorie des homophones.

L’armonica de verre, un instrument de musique original

Le verre – « v-e-r-r-e » – se retrouve également en musique, en particulier dans l’armonica de verre. Cet instrument original est utilisé dans des orchestres symphoniques et des musiques de films, comme celui d’Harry Potter. D’ailleurs, Thomas Bloch, un des six joueurs professionnels d’armonica de verre au monde, la joue en plateau. Regarde la vidéo à partir de 26 min 36.  

Cet instrument de musique est né au XVIIIsiècle. Benjamin Franklin, un inventeur, a vu en 1761 un musicien jouer sur des verres à pieds posés devant lui. Il a voulu améliorer le principe de fonctionnement et il a fabriqué l’armonica de verre. Dès lors, des compositeurs comme Mozart ou Beethoven ont écrit pour cet instrument de musique. L’armonica de verre est composé de 37 verres, soit 37 notes. On y joue avec des doigts mouillés. Et, il y a une pédale qui permet d’accélérer ou de ralentir, donc de jouer plus ou moins fort dessus.

Le vert chez Claude Monet

Observe le tableau « Le bassin aux Nymphéas » (1899) de Claude Monet. Tu remarques que le peintre a mis beaucoup de vert. Tu vois des nénuphars, de la végétation, un bassin et un pont. Sur ce tableau, on est à l’extérieur, dans le jardin de la maison de l’artiste située à Giverny.

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© France TV Studio

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Claude Monet est un peintre impressionniste, c’est-à-dire qu’il met du sentiment et de l’impression dans ses tableaux. Cet artiste avait beaucoup d’obsessions notamment la lumière, les estampes japonaises et les fleurs. Dans ce tableau, on le voit à travers les reflets sur l’eau, les fleurs, la végétation et le petit pont japonais.

Claude Monet a réalisé toute une série de tableaux autour de son jardin. Il a appelé cet ensemble de peintures « Les Nymphéas ». En tout, ce sont près de 250 tableaux. Chaque peinture est différente. On y voit une évolution : les couleurs et les touches de pinceaux changent. Pourquoi ? Claude Monet perd peu à peu la vue. A la fin de sa vie, il a créé des peintures presque abstraites où rien n’est reconnaissable. Pour t’en rendre compte, tu peux observer ses tableaux au musée d’Orsay et au musée de l’Orangerie à Paris.

Atelier : crée une boule à neige version été

Ni bonhomme de neige, ni neige. À la place, tu mets des souvenirs de tes vacances (des cailloux, des coquillages…) et des paillettes naturelles en minéraux. Tu en trouves facilement sur internet ou dans des magasins de cosmétiques. Les paillettes en plastique polluent. Elles finissent dans les fleuves ou les océans car elles sont trop petites pour être filtrées.

 

Le matériel :

  • 1 pot et son couvercle
  • Des souvenirs de vacances qui résistent à l’eau
  • Colle forte
  • Paillettes minérales
  • Glycérine

1- Prends tes souvenirs de vacances et colle-les à l’intérieur du couvercle. Tu dois les coller de façon à ce que tu puisses bien refermer le couvercle. De préférence, fais-toi aider par tes parents. Ensuite, laisse sécher le couvercle.

2- Pendant ce temps-là, prend le pot et mets-y une cuillère à café de paillettes minérales. Verse de l’eau dans le pot jusqu’à ras bord. Tu peux ajouter deux cuillères à soupe de glycérine. Ce produit naturel permettra aux paillettes de descendre plus lentement.

3- Quand le couvercle est sec, tu refermes le pot et tu le retournes. Tu as maintenant un joli souvenir de tes vacances.

Petit astuce : tu peux aussi réaliser cet objet avec une photo que tu as plastifiée avant.

Année de copyright : 2020

Année de production : 2020

Année de diffusion : 2020

Publié le 08/07/20

Modifié le 08/07/20

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