Vidéo : Les cahiers de vacances Lumni du 26 août

vidéo suivante

Contenu proposé par

France Télévisions
Emissions Lumni49:47

Les cahiers de vacances Lumni du 26 août

Les cahiers de vacances Lumni

Les professeurs et les experts s’intéressent aujourd’hui au thème du feu : Pourquoi le feu a-t-il été un tournant dans l’histoire de l’humanité ? Comment le feu se produit-il ? Comment le peintre William Turner a-t-il représenté le feu ? Enfin, qu’est-ce que les onomatopées, ce moyen de communication des hommes préhistoriques ? Explications.

 

Histoire : les hommes et le feu

Sans le feu, l’histoire de l’humanité n’aurait pas pu se développer comme elle l’a fait. Voici pourquoi :

 

Dans l’histoire, l’homme a domestiqué le feu, c’est-à-dire qu’il a été capable de l’allumer, de l’entretenir, de l’éteindre, vers 800 000 avant J.-C., voire 1 000 000 d’années avant J.-C. Cela eu lieu à la Préhistoire durant l’époque Paléolithique. Cette découverte a changé l’histoire de l’humanité car l’homme a pu cuir ses aliments. La cuisson des aliments a favorisé la digestion et elle a permis le développement du cerveau humain. Ainsi, l’homme a pu faire des progrès. Avec le feu, il a pu construire des outils de plus en plus performants. Le feu a permis aussi à l’homme de se réchauffer et de se défendre de certains animaux. Ce tournant majeur de l’humanité est raconté dans le livre La guerre du feu de J.-H. Rosny paru en 1909.

 

Enfin, des anthropologues ont étudié des tribus récentes qui ont gardé un mode de vie très rudimentaire dans le sud du continent africain. Ils se sont rendu compte que pendant la journée, 80 % des conversations des hommes et femmes sont consacrées aux matériels : trouver de la nourriture, gérer les questions économiques, etc. En revanche, le soir, autour du feu, la grande majorité des conversations étaient consacrées aux loisirs : raconter des histoires et des légendes, chanter et danser. Cela montre que l’homme a appris la sociabilité autour du feu. Avant le feu, l’homme n’était préoccupé que par trouver sa nourriture. Aujourd’hui encore, quand on est en famille le soir, c’est-à-dire autour d’une lumière, nos discussions ne sont plus les mêmes. Le feu a donc joué un rôle fondamental dans l’histoire de l’humanité, y compris dans la sociabilité.

Sciences : les secrets de la combustion

Pour t’expliquer la combustion, voici une expérience faites sur le plateau (à ne pas reproduire chez toi sans tes parents) : on place une petite bougie dans une assiette qu’on a rempli d’eau. Puis, on pose un verre à l’envers sur la bougie. La bougie commence à s’éteindre et dans le verre, le niveau de l’eau s’élève. Comment expliquer ce phénomène ?

 

Tout d’abord, pour faire un feu, il faut un combustible : cire, puis une source de chaleur : des allumettes et un comburant (une source d’oxygène) : le dioxygène présent dans l’air et dans le verre. Comburant, combustible et chaleur sont appelés « triangle du feu ».

 

Pourquoi la bougie s’est-elle éteinte ? Il lui manquait du dioxygène, c’est-à-dire l’un des trois éléments. Plus précisément, cette combustion a rejeté des produits de la combustion : du dioxyde de carbone. Ce gaz est plus lourd que le dioxygène. Il s’accumule près de la bougie dans le bas du verre, à tel point que la bougie n’aura plus accès au dioxygène, resté dans le haut du verre.

Pourquoi l’eau est-elle remontée dans le verre ? En plaçant le verre au-dessus de la bougie, l’air à l’intérieur s’est petit à petit refroidie. L’air froid prend moins de place car il se contracte. Ainsi, l’eau a pris la place de l’air.

 

Par ailleurs, quand un comburant manque comme le dioxygène, on dit que la combustion est partielle. Dans ce cas-là, d’autres produits se forment comme le monoxyde de carbone. Le dioxygène ne parvient pas au niveau du feu. Cela peut arriver quand une cheminée est mal ramonée. C’est très dangereux car le monoxyde de carbone est un gaz toxique qui est inodore et incolore.

Français : les onomatopées

À l’époque paléolithique, l’homme ne faisait pas de longues phrases. La communication s’organisait par geste et par son, comme des onomatopées. Les onomatopées sont la création d’un mot par l’imitation d’un son provenant d’un objet, d’un élément naturel ou d’un être.

 

Voici les onomatopées d’un objet ou d’un élément naturel : « Crac » évoque le son d’une branche qui se casse, « Boum » désigne une explosion et « Ding dong » désigne une sonnerie. Les onomatopées sont aussi utilisées pour un son ou un cri qui souligne une sensation ou un sentiment humain. Exemple : « chut », « brr », « gnagnagna », « hop », etc. Enfin, les animaux ont des onomatopées qui les distinguent : « Bzz » pour l’abeille, « cui-cui » pour l’oiseau, « miaou » pour le chat, « wouf » pour le chien », « meuh » pour la vache, « Beeeeh » pour le mouton.

 

Ces onomatopées se retrouvent dans les bandes dessinées et les comics. Elles valorisent l’action ou la puissance physique des super-héros.

Histoire de l’art : L’Éruption du Vésuve par William Turner

Le peintre britannique William Turner (1775-1851) a réalisé l’œuvre L’Éruption du Vésuve en 1817. Cette peinture représente l’éruption volcanique du Vésuve. Le Vésuve est situé dans la baie de Naples en Italie. Dans l’histoire, ce volcan a fait quelques carnages comme la destruction de Pompéi en 79 après J.-C. William Turner s’est beaucoup intéressé à la lumière. On le voit dans sa peinture L’Éruption du Vésuve. La lumière prend une grande place dans cette œuvre. Elle est à l’état brut. Elle est à la fois chaude et froide. Peintre des états atmosphériques, William Turner est l’un des premiers à peindre la fumée, la brume et les nuages.

 

William Turner est classé parmi les peintres Romantique. Dans le Romantisme, les artistes sont sortis de leur atelier pour peindre ce qu’ils voient. Ainsi, William Turner a beaucoup voyagé. Il a fait un tour de l’Europe et il est notamment allé à Naples en Italie. Au XIXᵉ siècle, de nombreuses éruptions ont lieu, mais elles n’étaient pas aussi puissantes que celle de Pompéi.

 

William Turner s’est aussi intéressé au flou dans la peinture. Certaines parties de la peinture L’Éruption du Vésuve deviennent abstraites. Il n’y pas de personnages, pas d’architectures, on est dans l’abstraction. L’abstraction en peinture est tout à fait nouvelle à l’époque de William Turner. On est 100 ans avant les peintres impressionnistes qui réalisaient des paysages abstraits. 

Année de copyright : 2020

Année de production : 2020

Année de diffusion : 2020

Publié le 26/08/20

Modifié le 26/08/20

arrow
voir plus

Ce contenu est proposé par