Vidéo : « Les Carnets du sous-sol » de Fedor Dostoïevski

icu.next-video

Contenu proposé par

France Télévisions
Français01:53Publié le 27/01/2022

« Les Carnets du sous-sol » de Fedor Dostoïevski

La P'tite Librairie

En 1864, Fedor Dostoïevski publie Les Carnets du sous-sol. Une autobiographie dans laquelle cet auteur se livre sans concession avec une incroyable franchise.

L’autoportrait d’un homme amer

Ce journal intime s’ouvre sur un monologue d'un homme de 40 ans, fonctionnaire à la retraite, dont les premiers mots annoncent la couleur : « je suis malade… Je suis un homme méchant ». Une confession, à la fois franche et féroce, suivie du récit de drames et d’incidents survenus 20 ans auparavant, qui a pour but d’apporter une explication.

En écrivant ce livre, Dostoïevski, auteur de Crime et Châtiment veut se montrer tel qu’il est, quitte à se montrer sans pitié avec son amour propre, véritable poison euphorisant. Déchiré par les sentiments contradictoires qui l’ont traversé durant sa vie, il ne pardonne ni à lui-même ni aux autres d’être ce qu’il est. Et il veut montrer que l’homme qui agit selon ses intérêts est dénué de grandeur, au contraire de celui capable de laisser une part à l’imprévisible et à la folie.

La vie mouvementée de Fedor Dostoïevski

Fedor Dostoïevski se fait connaître très jeune grâce à son roman Les Pauvres Gens, qu’il publie à l’âge de 25 ans. Après avoir contesté l’absolutisme du régime tsariste alors en vigueur, il est arrêté et condamné à mort. Lors de ce qui est en fait un simulacre d’exécution, il est gracié au dernier moment, et sa peine est commuée en déportation au bagne. Là-bas, tandis qu’il partage la condition des plus misérables, le seul livre qu’il peut posséder est un exemplaire de la Bible, qu’il lit encore et encore. Au fil du temps, il s’éloigne des idées libérales qui ont animé sa jeunesse.

Producteur : Rosebud productions

Année de copyright : 2020

Publié le 27/01/22

Modifié le 19/09/22

Ce contenu est proposé par