Vidéo : « Les Papillons », Mel Bonis (1903)

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Arts et culture04:17

« Les Papillons », Mel Bonis (1903)

La faunothèque

Dans Les papillons, la compositrice Mel Bonis (1858-1937) a exprimé en musique son émerveillement face à la vue d’un papillon. Résultat : elle propose une pièce musicale courte, vive et pleine de délicatesse, comme le montre et l’explique la pianiste Célimène Daudet.

Une première partie rythmée : le tournoiement de plusieurs papillons

Le papillon est un insecte doux, fragile et inoffensif. Il est aussi virevoltant. Comment Mel Bonis a-t-elle exprimer en musique ces caractéristiques du papillon ? Elle a composé une pièce musicale rythmée, en optant pour un rythme ternaire. On entend trois temps par mesure. Cela créé de la grâce, de la souplesse et de l’élégance.

 

L’ensemble traduit aussi en musique l’imprévisibilité du trajet du papillon car on ne sait jamais sur quelle fleur le papillon se posera. Pour cela, Mel Bonis utilise essentiellement des double-croches. Une note noire vaut un temps, une croche se joue deux fois plus vite. Une double croche va donc quatre fois plus vite qu’une noire. La compositrice répète ces mouvements plusieurs fois. La raison : donner le sentiment que les papillons sont nombreux et qu’ils volent dans tous les sens.

Une deuxième partie plus lente : la contemplation d’un papillon

Donc, il faut s’imaginer d’abord Mel Bonis se promenant en forêt. Elle voit de nombreux papillons voler autour d’elles. Puis, son regard se porte sur un seul papillon. Elle en contemple les détails : ses motifs et ses couleurs. La compositrice nous traduit cet émerveillement en ralentissant le rythme du morceau. Elle passe de double-croches à des croches simples : le temps est tout d’un coup un peu plus long. On a l’image d’un papillon qui savoure la fleur sur laquelle il s’est posé.

 

Dans la foulée, Mel Bonis utilise un soufflet. C’est une figure musicale qui associe, à la suite d’un crescendo, un descrescendo. Ici, le soufflet illustre l’envol du papillon, juste après avoir butiné. L’effet fait penser à un léger coup de vent qui chasserait l’insecte de la fleur…

Une fin librement interpréter 

Enfin, Mel Bonis termine sa pièce en reprenant le même thème qu’au début. C’est comme si le papillon avait repris sa course, trop rapide pour qu’on puisse continuer à l’observer. La compositrice a compris que le vol d’un papillon est aléatoire. D’ailleurs, elle indique au début de sa partition un « Rubato ». Le pianiste est ainsi libre d’interpréter ou de transformer le rythme de la pièce.

 

Découvre aussiLes Tortues de Camille Saint-Saëns.

Réalisateur : David Unger

Nom de l'auteur : David Unger ; Théo Ould

Producteur : Le Grizzly; Radio France

Année de copyright : 2020

Publié le 06/10/20

Modifié le 06/10/20

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