#MurDeBerlin : quand l'histoire rencontre l'art

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Publié le 12/11/19Modifié le 27/11/19

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Long de 155 km et construit en 1961 pour limiter la fuite des Allemands de l'Est vers l'Ouest, le mur de Barlin a marqué, pendant 28 ans, la séparation de deux systèmes politiques : le capitalisme, représenté par la RFA du côté Ouest,  et le communisme, représenté par la RDA, du côté Est.

Qu'est-ce que le Border Art ?

Surnommée « le mur de la honte », cette frontière a été progressivement recouverte de messages de contestation et de paix. Des artistes engagés y ont créé des œuvres aujourd'hui mythiques, comme le baiser, symbole de réconciliation, entre les chefs d'Etat russe Brejnev et allemand Honecker, les hommes multicolores de Thierry Noir ou la fresque de 300 m de Keith Haring. Le 9 novembre, cette frontière est abattue avec plusieurs de ces oeuvres. Des Berlinois participent à sa destruction, certains en gardent même des morceaux. Rostropovitch, musicien russe célèbre, accompagne l'éffondrement de cette frontière au violoncelle. Mais le mur et ses fresques ne disparaissent pas vraiment. Une grande partie du mur est conservée à Berlin pour servir de lieu de mémoire : c'est l'Est Gallery. D'autres parties du mur sont données, vendues ou exposées dans le monde entier.

Sans le savoir, les artistes du mur du Berlin lance un mouvement : le Border Art, c'est-à-dire « L'art à la frontière », repris, depuis, aux quatre coins du monde, notamment par le graffeur Banksy sur le mur de Gaza, l'artiste JR et l'architecte Ronald Rael à la frontière entre le Mexique et les USA ou encore le photographe Valerio Vincenzo avec les frontières européennes. Ce dernier raconte : « 6% des frontières sont des barrières, des murs. Une énorme majorité des frontières du monde sont donc des lieux de passage, un peu comme ce qu'on voit dans mes photos. » 

Les touristes du monde entier viennent admirer ces œuvres éphémères qui permettent de montrer des éléments invisibles, les frontières, et, parfois, de dénoncer la politique d'un pays. 

Producteur : Jean-François Peralta / France.tv Studio

Année de copyright : 2019

Année de production : 2019

Année de diffusion : 2019

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