Vidéo : La politique monétaire conventionnelle

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Sciences économiques et sociales05:56

La politique monétaire conventionnelle

Les clés de l’éco – Citéco – Cité de l’économie

La politique monétaire, ça ne vous évoque vraiment rien ? Pourtant, elle fait partie de notre quotidien…

Qu’est-ce que la politique monétaire ?

C’est l’art d’écouter, d’orchestrer, bref d’organiser la société. Et si elle est monétaire, c’est qu’elle s’occupe de la monnaie, ce fluide qui facilite les échanges dans notre économie. Et l’économie, c’est vous et c’est nous ! Nous sommes tous des acteurs économiques. Quand vous faites un achat utile ou futile, quand vous travaillez, épargnez de l’argent, vous êtes un acteur économique. Et à nous tous, nous réalisons des milliards d’opérations.

Et c’est pour ça que dans tout système économique, il y a des régulateurs.

Quel est le rôle de la banque centrale ?

La banque centrale est un de ces régulateurs. Elle conduit la politique monétaire.

Dans la zone euro, c’est la Banque centrale européenne, aux Etats-Unis, la FED. Au Japon, la Bank of Japan, la Bank of England pour le Royaume-Uni, etc…

Un de ses rôles ? Réguler la monnaie en fonction des besoins et des contraintes économiques. Sa mission ? Stabiliser les prix, réduire le chômage, stimuler la croissance, ou encore agir sur les taux de change.

Maintenant que les présentations sont faites, parlons de la politique monétaire conventionnelle… Celle d’avant la crise de 2008, avant qu’il ne soit nécessaire d’inventer des outils non conventionnels.

Depuis les années 80, l’objectif le plus courant d’une politique monétaire conventionnelle est de stabiliser les prix. Des prix stables, ce sont des prix qui augmentent, mais pas trop ni trop peu, un peu moins de 2 % par an en moyenne. Car si la hausse des prix est trop importante, la monnaie perd de sa valeur. Avec le même revenu, vous pourrez acheter moins de biens. Et si les prix baissent, on attend avant d’acheter… L’activité économique se ramollit, les salaires faiblissent, rembourser les emprunts devient plus difficile.

Pour parvenir à stabiliser les prix, la banque centrale garde un œil, voire deux sur l’activité économique d’aujourd’hui et à venir. Et pour accomplir sa mission, elle a un outil puissant : le taux directeur

Qu’est-ce que le taux directeur ?   

C’est le taux d’intérêt auquel la banque centrale prête de l’argent, c’est le prix de l’argent en quelque sorte.

Vous souhaitez faire un emprunt à la banque centrale ? Non : La banque centrale octroie des prêts, mais pas à nous directement, nous, les ménages et les entreprises. Elle prête aux banques commerciales. C’est la banque des banques. Elle leur prête très souvent de l’argent pour quelques jours, quand elles ont besoin de liquidités suite à nos demandes de crédit. C’est par l’intermédiaire de ces crédits et le taux directeur qu’elle applique que la banque centrale agit, intervient sur les échanges économiques. La banque centrale le manipule avec précaution et finesse, voguant sur des mers politiques parfois agitées, des bourrasques économiques, des risques de chômage. Elle garde son cap.

Mais voyons-la plutôt dans l’action de sa politique monétaire conventionnelle.

L’activité économique s’emballe ! Elle tourne à plein régime ! L’offre répond difficilement à la demande…Risque d’inflation ! La banque centrale doit relever le taux directeur. Emprunter coûte alors plus cher pour tout le monde, les banques et leurs clients. Les agents économiques demandent moins de crédits, l’investissement baisse, la consommation est moins forte, l’économie dans son ensemble est ralentie. Mais les risques d’inflation s’éloignent.  

En même temps, à l’étranger, les investisseurs, attirés par ce taux directeur qui monte, et augmente les perspectives de rentabilité des placements, achètent de cette monnaie sur le marché des devises pour investir. La valeur de cette monnaie augmente illico. Résultat ? Très vite, les marchandises importées coûtent moins cher, et la production nationale finit progressivement par être boudée. Mais la hausse des prix est tenue en laisse.

Si, au contraire, l’activité économique s’endort, la banque centrale doit changer son taux directeur. Il y aura certes plus d’emprunts, l’économie sera plus gaillarde, mais le risque que les prix s’envolent pointe.

C’est comme ça, avant la crise, que la banque centrale appliquait sa politique monétaire conventionnelle. Jusqu’à ce qu’elle ait à créer d’autres outils pour répondre au nouveau contexte économique, celui de la crise financière. Un autre contexte, d’autres outils, une autre vidéo !

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Réalisateur : Citéco

Nom de l'auteur : Citéco

Année de copyright : 2019

Année de production : 2019

Publié le 26/06/20

Modifié le 05/10/20

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