Vidéo : Première Guerre mondiale : le front d'Orient oublié

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RFI
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audio - Première Guerre mondiale : le front d'Orient oublié

La mémoire de la Première Guerre mondiale

La guerre de 1914-1918 a marqué l’Histoire mondiale à jamais. Et particulièrement celle de la France. Ce conflit est étudié à l’école, des monuments aux morts rendent aussi hommage aux victimes. Pourtant, même au sein de notre pays, certains épisodes de cette guerre tombent dans l’oubli. Comme cette histoire du Front d’Orient où de vaillants soldats ont combattu pour notre liberté, au prix de leur vie.

Des soldats tombés dans l'oubli

Pendant la Première Guerre mondiale, Bitola, ville du sud-ouest de la Macédoine, est un des champs de bataille où plus de 20 000 soldats sont enterrés au cimetière français. Si une majorité provenait de la métropole, une partie était aussi issue du Maghreb, d’Afrique noire et d’Indochine. Morts sur le front d’Orient, ils combattaient les troupes bulgares et allemandes. Si les descendants viennent rendre hommage à ses victimes, leurs visites s’estompent. Selon Kaliopa Krivalsja Stilinovic, consul de France à Bitola, cette tradition a peu à peu disparu.

Les pays étrangers rendent toujours hommage aux soldats français

Fin 1915, des troupes françaises sont envoyées en Macédoine pour ralentir l’avancée des Bulgares. Ces soldats s’enracinent alors sur un front de 600 km pendant plus de deux ans. Leur prétendue inactivité militaire leur a valu le surnom de « jardiniers de Salonique ». Pourtant, la Grèce garde de bons souvenirs de ces hommes braves. Le consul de France à Thessalonique, Christophe Le Rigoleur, affirme que les 350 000 soldats ont contribué à la construction de routes, de ponts, de voies ferrées, et ont également apporté leurs connaissances agricoles et vitivinicoles. Les traces du passage de ces Français existent encore aujourd’hui en Grèce, et les habitants leur en sont toujours reconnaissants. Fin 1918, les Alliés percent enfin le front dans la montagne macédonienne et remontent vers Belgrade. Si en France cet épisode de la Grande Guerre tombe peu à peu dans l’oubli, dans les Balkans le souvenir des poilus reste très fort. Avec notamment des rues et des places portant le nom de généraux français.

Nom de l'auteur : Jean-Arnault Dérens et Simon Rico / Reportage international

Producteur : RFI

Année de copyright : 2014

Publié le 23/02/21

Modifié le 23/02/21

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