Vidéo : Seconde Guerre mondiale : la reconnaissance amère des alliés de la France

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France Télévisions
Histoire05:59Publié le 17/12/2021

Seconde Guerre mondiale : la reconnaissance amère des alliés de la France

Quand Pearl Harbor change le destin de la France

En 1943, la question de l'avenir de la Nouvelle-Calédonie après la guerre oppose la France libre de Charles De Gaulle et les Etats-Unis de Franklin Delano Roosevelt. Ces tensions se dissiperont cependant grâce à la dégradation rapide des relations avec Joseph Staline et l'URSS.

Les tensions autour de la Nouvelle-Calédonie

Pour les Etats-Unis, qui se sont toujours opposés à la colonisation, la Nouvelle-Calédonie devrait devenir un simple territoire sous mandat, et c’est elle seule qui devrait ensuite décider de son avenir. C’est ce qu’affirme le Président Roosevelt à ses alliés Staline et Churchill dès l’année 1943, alors que la guerre est encore loin d’être terminée. Pour l’armée américaine, il sera toutefois absolument nécessaire d’y laisser des installations après la fin du conflit pour assurer la sécurité de leur pays dans les années à venir. Selon Charles De Gaulle, pour qui cet empire colonial est indispensable à la survie de la nation, il s’agit simplement d’un moyen de causer du tort à la France libre.

La fin d’une guerre dévastatrice

Tandis qu’en Europe, les Alliés ont débarqué en Normandie le 6 juin 1944 et avancent vers l’Allemagne, du côté du Pacifique, la progression américaine continue également. Et peu après l’attaque à la bombe atomique sur Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août 1945, le Japon finit par capituler le 2 septembre. Les Etats-Unis sont désormais les seuls maîtres du Pacifique, ce qui inquiète De Gaulle, qui se demande si les Américains vont s’imposer dans les colonies de la région. Le traité est signé à bord du cuirassé Missouri dans la baie de Tokyo, notamment par le général Leclerc, héros des Forces Françaises Libres. C’est l’occasion pour les Alliés d’organiser l’après-guerre, mais surtout de déterminer les futurs alliés face à celui qui apparaît comme le prochain ennemi : l’URSS.

Quand Staline détourne les Américains de la Nouvelle-Calédonie

L’émergence de cet adversaire autrefois allié occupe les Etats-Unis, qui ont abandonné l’idée de s’installer définitivement en Nouvelle-Calédonie, au grand soulagement de De Gaulle. Les troupes quittent l’île en 1946, emportant certaines de leurs installations ou matériels et détruisant le reste, la France ayant refusé de les racheter. Mais leur court passage aura indéniablement laissé une grande trace dans la société. Certains quartiers de Nouméa, par exemple, portent encore le nom d’installations militaires, comme Motor-Pool. Pour reconstruire un mythe national, et donner un semblant de la grandeur perdue lors de la guerre, De Gaulle rappellera que ces terres et leurs habitants ont contribué à changer le destin de la France.

Réalisateur : Charles Antoine de Rouvre

Producteur : Grand Angle Productions

Année de copyright : 2021

Année de production : 2021

Publié le 17/12/21

Modifié le 17/12/21

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