Vidéo : Le rôle des réseaux sociaux sur les tabous de la sexualité

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RFI
Bien-être et santé48:30Publié le 23/08/2021

audio - Le rôle des réseaux sociaux sur les tabous de la sexualité

Amour et sexualité

Le désir féminin, la virginité, les pratiques sexuelles ou le consentement. Aujourd'hui, de plus en plus de jeunes se saisissent de ces tabous, notamment grâce aux réseaux sociaux. Diara Ndiaye nous décrypte ce phénomène avec ses invitées.

L’éducation sexuelle 

« J’ai 28 ans, je suis mariée mais j’ai honte de parler de sexe », cette jeune femme guinéenne explique être gênée par le sexe même avec son époux. Par pudeur, elle s'informe discrètement sur Internet ou à la télévision. « Je parle facilement de sexualité mais cela n’a pas été le cas pendant mon adolescence » pour Aissatou, 28 ans, c’est tout le contraire. Elle confesse regarder des films pornographiques ou lire des romans d’amour pour son plaisir.  En Guinée, la radio libre guinéenne, On se lâche ! , offre une libération inédite de la parole.

« On parle de drogue, de sexualité, des sujets tabous », aux débuts de l'émission sur Radio Espace Guinée, les critiques fusent malgré de bonnes audiences : dans les mosquées, les chefs religieux accusent l’émission de pervertir la jeunesse. Pour l’animateur, son émission est à prendre d’un point de vue éducatif : il participe à l’éducation sexuelle des jeunes dont l’accès à l’information est difficile.

L’omniprésence de la pornographie

Il y a quelques mois, Camille Aumont Carnel lance un sondage destiné à ses abonnés Instagram âgés de 11 à 13 ans, avec la question « Regardez-vous du porno ? », le résultat est sans appel : 100% des sondés répondent « oui ». Selon elle, l’omniprésence de la pornographie est un problème, « Une seule forme de vulve, une seule manière de jouir, il n’y a pas de diversités des corps ou encore pas de consentement. » car les jeunes s’éduquent avec ces films et reproduisent ce qu’ils y voient. Camille Aumont Carnel dénonce l’omniprésence de cette pornographie accessible à tous en quelques clics et regrette le manque de visibilité d’autres contenus, comme la pornographie féministe, plus militante, qui encourage la notion de plaisir féminin ou encore l’égalité des sexes. 

Le plaisir féminin : un sujet tabou 

« Sujet jamais abordé : la peur de l’orgasme, la peur du plaisir ultime, la peur de lâcher prise, la peur de ce moment de non-contrôle. Tu vois quand tu sens que ça vient mais que c’est plus fort que toi. Tu arrêtes tout ! », avec cette publication sur son compte Camille Aumont Carnel comptabilise plus de 45 000 likes. Selon elle, la majorité de ses abonnées ne cherche pas de réponses mais seulement à se réconforter et se dire « D’accord, je ne suis pas seule. ». L’orgasme et le plaisir féminin sont toujours tabous. Les réseaux sociaux libèrent la parole, néanmoins, « Une fille sur 4 de 15 ans ne sait pas qu’elle a un clitoris », l’instagrammeuse dénonce également ce manque de connaissance du corps féminin.

 

Invitées de l'émission :

  • Camille Aumont Carnel, fondatrice de la page Instagram Je m’en bats le clito ;
  • Sylvie, fondatrice de Maison Madrina et Tsippora, créatrice du podcast Tant que je serai noire.

 

 

Photo : © RFI/Beverly Santu

Nom de l'auteur : Diara Ndiaye / Alors on dit quoi ?

Producteur : RFI

Année de copyright : 2020

Publié le 23/08/21

Modifié le 24/09/21

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