Vidéo : Témoignages sur la grève des mineurs de mai-juin 1941

icu.next-video

Contenu proposé par

INA
Culture générale06:19Publié le 27/08/2021

Témoignages sur la grève des mineurs de mai-juin 1941

Mémoires de mines

Du 27 mai au 10 juin 1941. 100 000 mineurs se mettent en grève pour dénoncer leur condition de travail. Dans cette archive de 1981, les anciens mineurs du Nord-Pas-de-Calais expliquent les raisons de ce mouvement social.

Les mineurs résistants 

Depuis la chute du Front populaire, les conditions des ouvriers se dégradent. En effet, depuis l'été 1940, la Wehrmacht occupe le Nord-Pas-de-Calais et pille toute la production française de charbon. « Il y a tout le manque de ravitaillement, mais ils voulaient faire quelque chose. Ils voulaient faire voir qu’il y avait opposition quand même à l’occupant ». Un matin, les mineurs prétextent le manque de savon pour faire grève. D’après Louis Lethien, ancien gréviste, la grève de 1941 est un sursaut patriotique, un acte résistant contre l’occupation allemande. Le 27 mai, la grève commence dans la fosse du Dahomey, à Montigny-en-Gohelle.

 

Le rôle des femmes pendant la grève

« Les femmes disaient : mais t’as raison de ne pas aller travailler, il faut faire voir que vous êtes là, tous. C’est ça qui a fait beaucoup pour la grève aussi, le soutien des femmes de mineurs ». Grâce à la mobilisation des femmes qui n'hésitent pas à faire des barrages routiers, bloquer l’entrée des mines et convaincre les non grévistes : le mouvement se propage dans tout le bassin minier : à l’apogée de la grève, 80% des mineurs arrêtent le travail. 

 

Le 4 juin, les femmes manifestent dans plusieurs villes de la région, avec à leur tête, Emilienne Mopty, femme de mineur et militante communiste.

La répression allemande 

L’économie de guerre allemande dépend du travail de la mine. Débordées et n’ayant pas pris conscience de l’ampleur du mouvement, les autorités allemandes interviennent avec la collaboration de la police française. Cette répression se solde par des arrestations arbitraires, des exécutions et des déportations : hommes et femmes sont enfermés dans la caserne de Lille. Sur 250 mineurs déportés, 136 meurent dans les camps. Après 15 jours de grève et de répression sanglante, les syndicats appellent à la reprise du travail le 9 juin. 

 

► Pour en savoir plus, découvrez notre programme Mémoires de mines

Producteur : INA

Année de copyright : 1941

Année de production : 1941

Publié le 27/08/21

Modifié le 05/01/22

Ce contenu est proposé par