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#Wildlife : Internet et le trafic d’animaux sauvages

ZOOM, la série qui décrypte les hashtags en 1 min 30
Publié le 12/12/19Modifié le 12/12/19

Un macaque, des tortues de Floride, un python royal... Pas moins de treize espèces d’animaux différentes ont été découvertes par les gendarmes, il y a quelques jours, chez un particulier, en Normandie. Avoir des animaux sauvages en guise d’animaux de compagnie, c’est devenu une mode, notamment sur les réseaux sociaux. Certains comptes YouTube ou Instagram sont parfois, malgré eux, une vitrine du trafic d’animaux sauvages. En commentaires de ces publications, des internautes n’hésitent pas à demander combien coûtent ces animaux. Des messages qui attirent l’attention de braconniers et de trafiquants désireux d’acheter des animaux interdits à la vente.  Zoom sur cette mode qui encourage le commerce illégal d’animaux sauvages.

 

Un tigre dans son salon !

Promener un tigre en laisse au parc, jouer à la maison avec une loutre… Sur les réseaux sociaux, certains animaux sauvages ont tout l’air d’animaux de compagnie. Ces images postées par leurs maîtres sont mignonnes… et donneraient presque envie ! Sauf qu’elles encouragent le trafic illégal de ces espèces.

 

Trafic d’animaux en ligne

C’est en partie sur Internet (forums, sites de vente en ligne) que les trafiquants vendent illégalement des animaux pour plusieurs milliers d’euros. « C’est  une boutique ouverte 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Les annonces sont mises en ligne par les vendeurs qui sont soit des trafiquants organisés, soit simplement des propriétaires ou des particuliers opportunistes. C’est un trafic qui suit des tendances, un peu comme la mode », déplore Loïs Lelanchon, chargé du sauvetage des animaux sauvages chez IFAW (Fonds international pour la protection des animaux).

 

Danger pour des espèces en voie de disparition

Pour être vendus, des animaux sont braconnés, arrachés à leur milieu naturel. Pourtant, certaines espèces sont menacées, et donc protégées. « On sait que les reptiles et les oiseaux sont les groupes d’espèces les plus touchés. Chaque animal prélevé retire un individu à une population. Dans le cas d’espèces les plus menacées, un individu peut faire la différence », alarme Loïs Lelanchon.

 

« Protégez la vie sauvage sur Instagram »

Conscient de participer sans le vouloir à ce trafic, Instagram a pris les choses en main. Lorsqu’on recherche certains hashtags liés à des animaux sauvages, des alertes s’affichent : « Protégez la vie sauvage sur Instagram ». L’objectif ? Informer sur ce commerce illégal.

En France, les propriétaires d’animaux menacés et protégés qui n’ont pas d’autorisation risquent gros : plusieurs mois de prison et des milliers d’euros d’amende.

Producteur : Jean-François Peralta / France.tv Studio

Année de copyright : 2019

Année de production : 2019

Année de diffusion : 2019

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