Logo Lumni

Oups, veuillez renseigner une adresse email valide

France Télévisions et l’INA traitent votre adresse e-mail afin de vous adresser respectivement les newsletters Lumni et Lumni Médiateurs FTV, la newsletter Lumni Enseignants INA. Pour exercer vos droits sur vos données personnelles, cliquez sur le lien de désabonnement intégré dans les newsletters ou contactez FTV ou l’INA. Pour en savoir plus, voir les politiques de confidentialité de FTV et de l’INA.

 

Tandis que Georges Méliès s’épanouit à partir de 1888 dans son théâtre Robert-Houdin, en offrant au public sketchs, pantonimes magiques ou grandes illusions comme le Décapité récalcitrant, les inventions se succèdent dans la technique de l’image cinématographique. Les constructions d’appareils, comme le « chronophotographe » du français Marey ou le « kinétoscope » de l’américain Edison, ainsi que les essais de projection se multiplient. C’est alors que Louis Lumière et son frère Adolphe mettent au point le « cinématographe », premier appareil simple et pratique : breveté en février 1895, il reçoit un accueil triomphal en France, en Amérique et dans le monde. Le cinéma est né.

Les frères Lumière organisent la première séance publique payante le 28 décembre 1895 au Salon indien du Grand Café, boulevard des Capucines à Paris : 10 petits films dont le devenu célèbre La Sortie des usines. Leur père, Antoine Lumière, qui avait dit à Méliès « Vous qui épatez tout le monde avec vos trucs, vous allez voir quelque chose qui pourrait bien vous épatez vous-même ! », repousse son offre d’achat du cinématographe. Méliès part alors à Londres acheter auprès de William Paul une machine qu’il adaptera et appellera le « Kinétograph ».

Il apprivoise la caméra, tournant des sujets simples, en plein air, à Trouville et au Havre, et dans les rues de Paris. Puis des petits sujets comiques comme L'Arroseur ou La Leçon de Bicyclette. En 1896, un accident de caméra fit trouver à Méliès « le truc de substitution par arrêt de l’appareil » qu’il raconte ainsi : « un jour que je photographiais prosaïquement la place de l'Opéra une minute fut nécessaire pour débloquer la pellicule et remettre l'appareil en marche. Pendant cette minute, les passants, omnibus, voitures, avaient changé de place, bien entendu. En projetant la bande ressoudée au point où s'était produite la rupture, je vis subitement un omnibus Madeleine-Bastille changé en corbillard et des hommes changés en femmes ».

Fort de cette découverte, il réalise le premier film à truc de l’histoire, L'Escamotage d'une dame chez Robert-Houdin. Il se filme avec l’actrice Jeanne d’Alcy pour partenaire en train d'exécuter un tour de magie, il arrête sa caméra, remplace l’actrice par un squelette, et recommence à filmer. En ajoutant un peu de fumée, il obtient à la projection une femme qui disparaît au profit d'un squelette.

De magicien tout court, il devient magicien du cinéma. Et apporte ses lettres de noblesse au cinéma inventé par les ingénieurs et industriels qu’étaient les frères Lumière : le cinéma devient le 7e art.

Publié le 15/10/12

Modifié le 12/11/19

Retrouve ce contenu dans :