Sigmund Freud, le père de la psychanalyse

Né en 1856, mort en 1939, Sigmund Freud est l'inventeur de la psychanalyse, méthode qui sert à comprendre la vie psychique de l'être humain pour soigner des troubles mentaux comme des angoisses, des obsessions, des phobies...


Publié le 19/10/2012 • Modifié le 21/05/2024

Temps de lecture : 1 min.

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Freud, le « père » de la psychanalyse

À ses débuts, Freud, en tant que neurologue, soigne des malades souffrant d’hystérie en recourant à l'hypnose, méthode déjà utilisée par Charcot. Mais cela ne le satisfait pas : sous hypnose, les troubles du patient disparaissent sans toutefois être résolus. Freud émet alors une nouvelle hypothèse qui va marquer le début de la psychanalyse.

La guérison par la parole

Selon lui, l’hystérie serait liée à un traumatisme vécu par le patient pendant son enfance, qu’il aurait ensuite refoulé, oublié. Pour guérir, le malade doit faire ressurgir ce souvenir pénible et parvenir à l'évoquer grâce à la parole et à l'association libre. En interprétant ces évocations, le thérapeute accède à l'inconscient présent à l'origine du trouble.

Une discipline en mouvement

Au fil de ses découvertes, Freud a fait évoluer la psychanalyse : signification des actes manqués, interprétation des rêves, rôle de la sexualité dans la vie psychique, complexe d'Œdipe, structuration de la personnalité (Ça, Moi, Surmoi...)

Un modèle de compréhension des comportements humains

Au-delà de l’aspect thérapeutique, la pensée freudienne a progressivement touché à des domaines aussi divers que la littérature, l'art ou le politique. Beaucoup la considèrent ainsi comme la grande expérience philosophique et culturelle du XXe siècle.

Quelques concepts freudiens

  • Acte manqué : une erreur, un raté du comportement. Selon Freud, tout acte manqué est porteur de sens et révèle une intention inconsciente.

  • Association libre : le patient raconte au médecin tout ce qui lui vient à l'esprit, sans aucune censure morale.

  • Complexe d'Œdipe : une étape normale du développement psychologique de l'enfant.
    Vers 2 ou 3 ans, celui-ci ressent une attirance pour le parent de l'autre sexe et une hostilité pour le parent du même sexe.

  • Lapsus : c'est un acte manqué qui consiste à employer involontairement un mot pour un autre, en écrivant ou en parlant. Freud voit dans le lapsus la manifestation de désirs inconscients.

  • Narcissisme : l'amour de soi. Cette fixation affective peut être saine et normale pendant l'enfance. Plus tard, elle peut devenir pathologique.

  • Refoulement : mécanisme inconscient par lequel le souvenir d'événements pénibles ou menaçants est oublié.

  • Résistance : opposition inconsciente à la prise de conscience des expériences refoulées afin d'éviter l'angoisse qui en découlerait.

  • Transfert : le malade reporte sur le psychanalyste les sentiments d’amour ou de haine éprouvés pour ses parents pendant l'enfance. Grâce au transfert, les images refoulées reviennent, le médecin force les résistances du patient.

 

Quelques œuvres de Freud

  • 1895 : Etudes sur l’hystérie
  • 1900 : L'Interprétation des rêves
  • 1904 : Psychopathologie de la vie quotidienne
  • 1905 : Trois Essais sur la théorie de la sexualité
  • 1913 : Totem et tabou
  • 1917 : Introduction à la psychanalyse
  • 1920 : Au-delà du principe de plaisir
  • 1923 : Le Moi et le Ça

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