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« Je crois à la résolution future de ces deux états, en apparence si contradictoires, que sont le rêve et la réalité, en une sorte de réalité absolue, de surréalité, si l’on peut dire ainsi. » André Breton

Une libération du langage

Les poètes surréalistes, derrière André Breton, leur chef de file, libèrent les mots de leur fonction de communication. Ceux-ci ont désormais une valeur en soi. « Tremplins à l’esprit », ils servent à créer des associations poétiques. Il s’agit de débarrasser la poésie et la littérature de tous les préjugés et de tous les tabous.

au rendez-vous des amis, max ernst

Max Ernst, Au rendez-vous des amis, 1922, 130 × 195 cm. Musée Ludwig de Cologne.
Photo © The Bridgeman Art Library © ADAGP, Paris, 2013
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La transdisciplinarité du surréalisme

Au-delà des mots, ce sont les objets qui se voient bientôt acquittés de leur utilitarisme. Car très vite, les arts plastiques rejoignent la poésie et participent grandement à l’épanouissement du surréalisme. Littérature, peinture, sculpture, photographie, cinéma… se nourrissent et se contaminent. Ce courant artistique emporte sur son passage les frontières qui séparent ces domaines. Car le surréalisme dépasse une simple démarche littéraire ou artistique, il s’offre comme « un moyen de libération totale de l’esprit ».
 

Réconcilier l’art et la vie

Selon Breton, il faut à la fois « transformer le monde » et « changer la vie ». Reprenant les mots d’ordres de Marx et de Rimbaud, il allie de façon significative la politique et la poésie. Car il n’est pas non plus de frontière entre l’art et la vie. Et s’il s’agit de réinventer notre rapport au monde et à soi, c’est que le surréalisme s’inscrit, outre comme un art, en véritable art de vivre.

Publié le 17/05/13

Modifié le 13/11/19

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