Victor Hugo, un génie polygraphe, ses plus grandes œuvres


Publié le 04/05/2020 • Modifié le 10/05/2022

Temps de lecture : 1 min.

Écrit par Cécile Ladjali

Victor Hugo, un génie polygraphe, ses plus grandes œuvres
  • Hernani (1830) : le drame romantique qui fit scandale en 1830, met en scène Eros et Thanatos. Les héros, Hernani et Dona Sol, à l’instar de leurs illustres prédécesseurs, Tristan et Iseult ou encore Roméo et Juliette, ne se retrouveront que dans les confins du tombeau.

 

  • Les Misérables (1862) : le grand roman social de Victor Hugo impose au monde l’une des premières héroïnes enfant : Cosette. L’humanité avec laquelle le romancier peint la petite fille rappelle les élans de lyrisme empreints de pathétique déjà usités pour l’évocation d’Apolline.

 

  • La Légendes des siècles (1859-1883) : les grands mythes bibliques et mythologiques qui composent le recueil, jalonnaient déjà Les Contemplations que l’on peut considérer comme une sorte de prélude thématique à l’œuvre poétique à venir. 

 

  • Les Châtiments (1853) : « l’exil », « la colère », « le discours politique » et « la fonction du poète » sont les motifs qui traversent le recueil qu’Hugo publie en 1853. Ce livre polémique, qui le forcera à l’exil, est le point de départ d’une errance que l’on sent prégnante dans Les Contemplations, où il s’agit cette fois tant d’un exil géographique qu’intérieur.

 

  • Le Dernier jour d’un condamné (1829), Claude Gueux (1834): ces deux textes, antérieurs à la rédaction des Contemplations, révèlent déjà la prédilection de l’écrivain pour la fragilité de l’existence humaine et sa profonde empathie pour elle.

 

  • Les Rayons et des ombres (1840) : l’esthétique de Victor Hugo est celle du contraste. Si l’on rencontre « le sublime et le grotesque » dans son théâtre (Préface de Cromwell, 1827), ce sont « les rayons et les ombres » qui s’imposent dans sa poésie. Le recueil publié en 1840 peut être considéré tel un manifeste poétique. Comme Les Contemplations, le livre propose un diptyque. Le premier volet, « Les Rayons », peint la beauté, l'amour, la nature et le souvenir des jours heureux. Le second volet, « Les Ombres », brosse le sombre tableau de la tristesse, des rois morts et des héros tombés dans l’oubli. Mais pour Hugo, ce mélange du clair et de l’obscur est à l’image de la vie. Ainsi, « Les Rayons » sont à interpréter comme le symbole de « la connaissance » car le poète a pour « mission » d’éclairer l’humanité avec son art. Et, à l'inverse, « Les Ombres » sont le symbole de « l'ignorance » contre laquelle le poète doit lutter.

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