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L’image médiévale, sur les différents supports d’alors (murs, panneaux de bois, enluminures, statues), est le témoin de la représentation du monde que se fait une société ancrée dans le christianisme.

Une représentation de l'invisible...

L’image dans l’art roman se forme à l’époque carolingienne, avec ses codes pour représenter le spirituel considéré comme invisible, dans un but didactique et ornemental. A partir du XIe siècle, la réforme grégorienne impose un ascétisme extrême, une représentation terrifiante de la vie selon la chair, tout en donnant une impulsion sans précédent au luxe artistique. Au XIIe siècle, avec l'échec de la théocratie pontificale, le style est assoupli, la figure humaine réhabilitée.

... au visible

A l’époque des grandes cathédrales et de l’art gothique, à partir de 1200, l'image acquiert un prestige inégalé, dû à une confiance dans le visible qui se manifeste aussi bien dans la pensée scientifique que dans le système religieux. L’art de l’image se concentre sur une recherche de la ressemblance qui aboutit au retour du dessin d'après nature, abandonné depuis la fin de l'Antiquité. Et, avec la polychromie de la statuaire, les saints et les grands de ce monde sont représentés de manière saisissante. La religion, induisant le moralisme, accueille aussi les préoccupations scientifiques et esthétiques, et impulse la jouissance de la vision béatifique de la vie. Le rôle nouveau de la vue dans la théologie (Saint Thomas d’Aquin) et le primat du sens de la vue sur les autres sens amènent dans la pensée gothique une espèce d’ « aération » architecturale, une idée pure et lumineuse, sur la « transparence du réel ».

A la fin du XIIIe siècle, l’italien Giotto, peintre, sculpteur et architecte, apporte une révolution dans la construction picturale et l’usage de la perspective. La surface n’est plus un panneau porteur de forme : la finitude du cadre doit rendre perceptible l’infinité et la continuité de l’espace. Parallèlement au développement de l’art du portrait « réaliste », l’image est le réceptable d’un foisonnement de courants artistiques. En réaction, les peintres flamands et florentins du XVe siècle se recentrent sur un art sévère et digne, en harmonie avec une dévotion disciplinée. Ils annoncent l’iconoclasme de la Réforme au XVIe siècle.

Publié le 29/11/12

Modifié le 13/11/19

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