Il faut distinguer dans l'histoire du nombre un, l'histoire de la pensée du nombre de l'histoire de la représentation du nombre.

Le nombre un a été très rapidement pensé comme la base de toute numération, qu'elle soit orale ou écrite. Il s'agit du premier chiffre que l'on utilise pour effectuer un recensement.

evolution de la transcription du chiffre 1

Évolution de la transcription du chiffre 1

Dans toutes les civilisations, le un indique cette idée de début de toute chose. Ainsi, en Chine, le Yi est-il le premier chiffre. En sanskrit, adi, qui signifie le commencement, était-il utilisé pour marquer le nombre un. Pythagore estime également que le un est la base de tous les nombres. Dans de nombreux systèmes de numération comme en Chine au Ier siècle avant J.-C. ou dans l'empire Maya au VIIIe siècle, les nombres seront obtenus par la répétition du chiffre un.

Le un est donc considéré comme le premier (attention, un n'est pas un nombre premier par convention) des nombres. Étymologiquement, il souligne souvent le début d'une énumération concrète d'objets. C'est pourquoi la représentation va souvent se matérialiser par des cailloux (les bouliers chinois) ou sur les phalanges des doigts (les Romains pouvaient compter jusqu'à 9 999 grâce à des signes similaires à ceux du langage des sourds-muets).

Par la suite, le un va être représenté de façon plus abstraite dans un système d'écriture. Il va devenir un symbole graphique. Le un que nous connaissons sous la forme « 1 » est issu de la déformation du nombre indien après une transition par les mathématiciens arabes. En effet, les chiffres qu'on appelle arabes sont, à l'origine, des inventions indiennes !

 

Publié le 12/04/13

Modifié le 13/11/19

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