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Collées l’une à l’autre, les nombreuses feuilles de papyrus qui composent une œuvre finissent par former une bande longue de plusieurs mètres, que l’on enroule autour d’un bâton.

rome et le volumen

Les premiers ouvrages ont ainsi la forme insolite de rouleaux, les volumina (au singulier : volumen, d’où le terme « volume »), comme on en trouve alors par centaines de milliers dans les rayons de la plus grande bibliothèque de l’Antiquité, à Alexandrie. Mais le volumen ne survit guère à l’Empire romain.

Peu pratique à manier, car, pour lire, il faut sans cesse le dérouler d’un côté et l’enrouler de l’autre, il est à la fin de l’Antiquité remplacé par le codex : pour la première fois, les feuilles sont pliées et reliées les unes aux autres ce qui permet au lecteur d’accéder directement aux chapitres. La numérotation des pages fut instaurée en même temps que cette révolution.  

Le livre moderne, dont on feuillette les pages, est né.

Publié le 15/10/12

Modifié le 19/03/20

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