#Bookstagram : les livres envahissent les réseaux sociaux

ZOOM, la série qui décrypte les hashtags en 1 min 30
Publié le 27/11/19Modifié le 27/11/19

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Les livres et le papier sont morts ? Pas tout à fait ! La promotion des livres se fait aussi à travers les réseaux sociaux. Sur Instagram et YouTube, des influenceurs donnent leur coups de cœur et parlent des derniers ouvrages qu’ils ont aimés... ou détestés. Leurs comptes sont suivis par des milliers d’abonnés. On les appelle les bookstragrameuses ou booktubeuses. A tel point que les maisons d’édition ou les auteurs les appellent à la rescousse pour faire la promo ! Pour tout capter, #Zoom sur ces influenceurs du livre.

Qui sont les bookstagrameurs ?

Au pied d'un château ou au bord d'une piscine, depuis quelques années, les livres sont devenus des objets 100 % instagramables. Ils ont même leur propre hashtag qui apparaît plus de 37 millions de fois sur le réseau social : #bookstagram.

On appelle « bookstagrameurs » ceux qui partagent leurs lectures. Certains d'entre eux se sont fait une place sur YouTube, comme Jeanne, plus connue sous le pseudonyme Jeannotselivre. Elle s'est lancée il y a deux ans : « J'ai eu envie d'avoir une chaîne YouTube où je parlais de livres, mais surtout, j'e souhaitais casser un peu cette image que je trouve parfois trop élitiste de la littérature. Je voulais dédramatiser la lecture et pouvoir aussi bien parler de science-fiction que de romans à l'eau de rose, aller un peu plus loin et expliquer par exemple comment un genre littéraire est né, pourquoi ça marche, essayer de voir un peu tous les ressorts qu'il y a derrière. » Aujourd'hui, plus de 200 000 abonnés attendent la sortie des vidéos de Jeannotselivre toutes les semaines.

L'influence des bookstagrameurs sur les ventes de livres

Les tops et les flops littéraires de ces passionnés ont un impact sur les ventes de livres. Les éditeurs envoient des livres gratuitement aux bookstagrameurs pour qu'ils en parlent sur les réseaux. Mickaël Pavlin, directeur marketing d'Albin Michel, témoigne : « Une fois qu'on leur a envoyé, on ne mène ni de chasse aux sorcières ni de phoning pour savoir quand la chronique arrivera. L'idée, c'est qu'ils parlent du livre, en bien ou en mal. »

Certains bookstagrameurs ne partagent pas tout à fait le même ressenti : « On se retrouve vite à avoir aussi cette pression de devoir parler de tous ces livres qu'on nous envoie en masse, explique Jeannotselivre. Tout le monde nous répète que c'est une chance de recevoir des livres gratuitement. Mais si on ne ressort pas la tête de l'eau, on a l'impression que ça devient une obligation de le faire alors que, techniquement, c'est quasiment un travail. »

Certains éditeurs paient des influenceurs une centaine d'euros pour qu'ils fassent un post ou une vidéo. C'est le cas de MademoiselleLit. Avec ses 51 800 abonnés, elle est draguée par les éditeurs. Pour autant, elle dit ne pas se laisser influencer : « Même si ça m'arrive d'être payée pour ça, je refuse catégoriquement d'avoir une consigne ou une validation de la part de la maison d'édition. Si je n'ai pas aimé le livre, je suis franche et vais le dire dans la chronique même si j'ai été payée. »

Producteur : Jean-François Peralta / France.tv Studio

Année de copyright : 2019

Année de production : 2019

Année de diffusion : 2019

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