Vidéo : « Le droit du peuple » de George Sand

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Enseignement moral et civique02:47

« Le droit du peuple » de George Sand

Jours de gloire

Alors que l'insurrection de février 1848 éclate, George Sand nourrit le rêve de voir éclore une république sociale portée par la voix du peuple. Depuis sa maison du Berry, l'écrivaine engagée écrit à son ami, le poète toulonnais Charles Poncy, le 8 mars 1848.

Ecoutez le texte lu par l'actrice Muriel Robin.

Un texte de Sand lu par Muriel Robin

Vive la République ! Quel rêve, quel enthousiasme, et, en même temps, quelle tenue, quel ordre à Paris ! J’en arrive, j’y ai couru, j’ai vu s’ouvrir les dernières barricades sous mes pieds. J’ai vu le peuple, le peuple français, grand, sublime, naïf, généreux, le peuple français, réuni au cœur de la France, au cœur du monde ; le plus admirable peuple de l’univers ! J’ai passé des nuits sans dormir, bien des jours sans m’asseoir. On est fou, on est ivre, on est heureux de s’être endormi dans la fange et de se réveiller dans les cieux.

La République est conquise, elle est assurée, nous y périrons tous plutôt que de la lâcher. Le gouvernement est composé d’hommes excellents pour la plupart. Ils veulent le bien, ils le cherchent, ils l’essayent. Ils sont dominés sincèrement par un principe supérieur à la capacité individuelle de chacun, la volonté de tous, le droit du peuple.

 

D’un bout à l'autre de la France, il faut que chacun aide la République et la sauve de ses ennemis. Le désir, le principe, le vœu fervent des membres du gouvernement provisoire est qu’on envoie à l’Assemblée nationale des hommes qui représentent le peuple et dont plusieurs, le plus possible, sortent de son sein.

 Il faut que chacun donne tout son temps, tout son cœur, toute son intelligence, toute sa vertu à la République.

Les poètes peuvent être, comme Lamartine, de grands citoyens. Les ouvriers ont à nous dire leurs besoins, leurs inspirations. 

Je repars pour Paris dans quelques jours probablement, pour faire soit un journal, soit autre chose. Je choisirai le meilleur instrument possible pour accompagner ma chanson.

 

J'espère que nous nous retrouverons tous à Paris, pleins de vie et d'action, prêts à mourir sous les barricades si la République succombe. Mais non, la République vivra !

C'est à vous, hommes du peuple à la défendre jusqu'au dernier soupir.

 

Nom de l'auteur : Sébastien Boudria.

Producteur : Pias Productions

Année de copyright : 2020

Publié le 29/10/20

Modifié le 03/11/20

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