Vidéo : #Virus : retour sur les grandes épidémies de l'histoire

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#Virus : retour sur les grandes épidémies de l'histoire

ZOOM, la série qui décrypte les hashtags en 2 min

 

"Avec l’aimable participation de la Bibliothèque nationale de France"

 

Grippe espagnole, choléra, tuberculose … tous ces noms de maladies inquiétants ont marqué l’histoire et ils ont fait des millions de morts. Pourtant, ces maladies ont aussi contribué à faire avancer la médecine et changer la politique des pays, voire du monde ! Certaines grandes épidémies de notre histoire ont bouleversé notre société en profondeur. Alors que le monde est frappé par le Covid-19, Zoom regarde dans le rétro.

Depuis décembre 2019, le monde entier ne parle que du Covid-19. Par le passé, le monde a déjà connu des épidémies de grande ampleur, des pandémies.

Le choléra, la prise de conscience 

Ces épidémies ont contribué à de grandes avancées sanitaires comme par exemple, le traitement des eaux usées après la propagation du choléra au XIXe siècle.

Selon Laurent-Henri Vignaud, historien des sciences : « Entre 1832 et les années 1890, les populations européennes ont subi 3 grandes vagues de choléra. Il a fallu un siècle pour trouver des solutions. En l’occurrence, c’était un problème d’eau. Donc tant que ce circuit de l’eau n’a pas été contrôlé, la maladie a continué à sévir. »

A l’époque, on comprend que l’eau et la mauvaise hygiène transmettent les maladies.

Patrice Bourdelais, historien démographe : « C’est à partir des années 1830, 1840, 1850 qu’on ça se mettre dans les villes à exiger des égouts, à réfléchir aussi à comment faire appliquer les consignes de salubrité et d’hygiène publique. Donc c’est le nettoyage des rues, l’enlèvement des ordures. Mais aussi l’urbanisme. C’est la largeur des rues pour que le soleil pénètre plus loin dans les immeubles,  ce sont des ouvertures, des fenêtres de dimensions suffisamment grandes. »

Pour éviter que les épidémies se développent, les villes sont repensées pour être plus saines, plus propres. Et avec la tuberculose qui se développe ce sont aussi les logements qui sont revus.

Laurent-Henri Vignaud, historien des sciences : « On avait conscience que c’était une maladie très contagieuse et comme le Covid-19 , c’est une maladie des postillons, c’est-à-dire qui se transmet par la toux, les gouttelettes de salive. Donc si avez des familles entassées dans un logement tout petit, vous accroissez le risque de voir toute la famille contaminée. Donc on réfléchit à la question du logement insalubre… »

En 1850, la 1re loi sur les logements insalubres définit les règles entre locataires et propriétaires. Et indirectement, les conditions de vie des habitants les plus pauvres sont améliorées.

La grippe espagnole, la pandémie la plus mortelle

Bien plus tard, en 1918, en pleine 1re guerre mondiale, la grippe espagnole fait des ravages. C’est la pandémie la plus mortelle de l’histoire, elle entraine la mort de 20 à 50 millions de victimes dans le monde.

En France, le 1er ministère 100 % dédié à la santé est créé. Et le monde se dote aussi d’une organisation de santé : le Comité d’hygiène.

Ces organisations ont évolué et sont aujourd’hui indispensables comme l’OMS.

Laurent-Henri Vignaud, historien des sciences : « Je pense que le premier effet qui peut être positif c’est celui de l’éducation de la population au risque épidémique. Ce qui me semble évident, c’est qu’on va repenser la place de l’hôpital. »

La science fait des progrès mais nous restons vulnérables. 

Producteur : Jean-François Peralta / France.tv Studio

Année de copyright : 2020

Année de production : 2020

Année de diffusion : 2020

Publié le 27/03/20

Modifié le 17/07/20

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