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L’évolution des châteaux de pierre au cours des XIIe et XIIIe siècles montre que la défense passive est abandonnée au profit d’une défense active.

château de  coucy par viollet-le-duc
Vue cavalière, prise du côté de la basse-cour,
du château de Coucy par Viollet-le-Duc, 1856, dans le
Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XIe au XVIe siècle.

Une défense active

Cette défense ne s’organise plus en profondeur selon une succession d’obstacles mais de façon linéaire. Le roi de France Philippe Auguste fait élever au cours de son règne (de 1180 à 1223) de nombreuses fortifications, selon un plan qui deviendra un modèle pour les autres seigneurs et souverains. Il peut s’agir de constructions nouvelles (châteaux du Louvre, de Rouen ou de Dourdan) ou d’améliorations (Chinon, Gisors). Malgré l’affermissement du pouvoir royal face à celui des féodaux en France, certains grands seigneurs n’hésitent pas à s’affirmer au travers de nouvelles constructions. L’exemple le plus spectaculaire reste le château de Coucy (première moitié du XIIIe siècle), l’un des plus massifs qui ait été érigé en France : le donjon à lui seul mesurait 55 mètres de haut avec des murs de sept mètres d’épaisseur !

Les châteaux forts continuent d’évoluer durant les XIVe et XVe siècles : face aux troubles engendrés par la guerre de Cent Ans (1337-1475) et l’épidémie de peste de 1348 (pillages, révoltes paysannes), ils démontrent une nouvelle fois leur efficacité. Le pouvoir royal favorise donc la construction de nouveaux châteaux (Vincennes, forteresse de la Bastille), l’amélioration de ceux déjà existants et l’abandon voire la destruction d’autres jugés inutiles ou trop faibles.

 

le château de coucy
Le château de Coucy, dominant les vallées de l'Oise et de l'Ailette © DR

L’évolution de l’artillerie

L’apparition des canons au milieu du XIVe siècle ne modifie guère la donne dans un premier temps, car ils sont encore rares et leurs boulets de pierre sont peu efficaces. Progressivement, les châteaux s’adaptent pour accueillir eux-mêmes leurs propres canons : agrandissement des meurtrières, percement de canonnières et aménagement de terrasses pour y installer les machines. L’utilisation de boulets métalliques dès la seconde moitié du XVe siècle amorce le déclin des châteaux forts qui ne survivront pas au Moyen Âge. L’évolution de l’artillerie n’est pas la seule cause de leur disparition : c’est aussi le résultat de profondes mutations politiques et sociales. Quand ils le peuvent, les seigneurs réaménagent leurs châteaux. Le confort et l’apparat sont privilégiés, les éléments médiévaux (tours, fossés) devenant purement décoratifs. La forteresse conserve quant à elle un rôle important : elle connaîtra un renouveau majeur au XVIIe siècle grâce à Vauban.

 

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Publié le 15/10/12

Modifié le 12/11/19

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