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Arts, musique et culture15:19Publié le 25/03/2026

Dọlápọ̀ is fine

La Fête du court métrage

Dọlápọ̀ est une jeune fille en Angleterre. Elle souhaite travailler dans la finance. Elle obtient un entretien avec Daisy, une femme qui aide les jeunes femmes à intégrer le monde du travail.

Effacement des identités

Ce film met en exergue le racisme systémique à l'œuvre dans le monde académique et du travail. Ici, ce racisme nous est montré par l’effacement progressif de l’identité de Dọlápọ̀. Cette identité est exprimée grâce à des éléments visuels et sonores : les cheveux de Dọlápọ̀ et la prononciation de son prénom. Ces deux éléments sont fondamentaux dans l’expression de soi, le prénom permet de nous présenter aux autres et les cheveux nous permettent d’avoir une identité visuelle qui nous est propre. L’obligation à laquelle fait face Dọlápọ̀ de changer ces deux éléments a pour effet d’effacer son identité. Elle n’a plus le droit d’être elle-même. C’est une condition que ses camarades blancs n’ont pourtant pas à subir pour pouvoir entrer dans le monde du travail. Cette injonction à l’assimilation relève du racisme systémique car les codes auxquels on lui demande d’adhérer correspondent uniquement à ceux des personnes blanches. 

Reproduction des violences sociale pour s’intégrer

Au début du film, nous assistons à l’entretien entre Dọlápọ̀ et Daisy. Cet entretien nous permet de voir comment nous pouvons être amenés à reproduire des violences sociales pour s’intégrer, même quand on les subit soi-même. Ici, ces deux femmes font face aux mêmes discriminations dans le monde du travail. Pourtant, c’est ici Daisy qui reproduit le racisme systémique de son monde professionnel en demandant à Dọlápọ̀ de se plier à certaines injonctions pour s’intégrer.

Ce qui la pousse à attendre ce sacrifice de la part de Dọlápọ̀, c’est qu’elle sait qu’elle doit gommer ses différences car elles pourraient avoir comme conséquences de l’empêcher de réussir dans ce milieu professionnel. Ce que ce dialogue met en évidence, c’est que les femmes racisées ont moins de chance d’être embauchées si elles n'acceptent pas certains sacrifices, et que l’accès au travail pousse à accepter l’inacceptable. Ce dialogue met en scène la réalité choquante du racisme systémique, qui s’exprime dans toutes les strates de la société et dont la violence peut être invisible. C’est une critique de ces fonctionnements car il montre que ces pressions peuvent immobiliser toute possibilité de changer les choses lorsqu’on est seul.

La norme crée l’exclusion

La construction des décors et des costumes du film n’est pas anodine. On se trouve dans un pensionnat privé où tout le monde est soumis au même code vestimentaire, et répond aux mêmes codes. En somme, tout le monde doit paraître identique. Dọlápọ̀, dans cet environnement, est tout de suite considérée comme une intruse car elle vient d’une autre culture et d’un autre pays, ainsi ce qui fait de son identité est une différence. Et c'est une différence qui n’est pas forcément acceptée, car ce qui est implicite dans cette forme d'organisation sociale, c’est qu’il faut se soumettre à la norme dominante pour être intégrer. Autrement, cela peut être sujet à moqueries et autres violences, comme on peut le voir dans la scène de présentation de Dọlápọ̀ face à son école. 

Refuser l’inégalité

Notre personnage décide de ne pas se plier aux normes de la blanchité qu’on lui impose. Mais faire face seule à ces injonctions peut s’avérer difficile et demande beaucoup de courage. C’est collectivement que l’on peut changer les choses, et Dọlápọ̀ donne une première impulsion.

⇒ Le film nous ouvre les yeux sur les violences systémiques, ici représenté par le racisme, auquel on peut faire face lorsque qu’on est considéré comme une minorité (en étant une femme, racisée, etc).

Il nous permet notamment de voir que ces discriminations peuvent s’exprimer de manière discrète et que la violence n’en est pas toujours évidente.

Avec Doyin Ajiboye, Joan Iyiola, Gina McKee, Joseph Mydell

Réalisateur : Ethosheia Hylton

Producteur : Apatan Productions

Année de copyright : 2020

Année de production : 2020

Publié le 25/03/26

Modifié le 25/03/26

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