#DroitsDesEnfants : les petits travailleurs du chocolat

ZOOM, la série qui décrypte les hashtags en 1 min 30
Publié le 19/11/19Modifié le 27/11/19

Sur le même sujet

Les Français sont parmi les plus gros consommateurs de chocolat au monde : les 6e, plus exactement ! Chaque année, un Français en mange plus de 7 kilos*. Pourtant, derrière ce petit plaisir anodin, il y a des enfants qui travaillent, particulièrement dans les pays d’Afrique de l’Ouest, qui sont les principaux producteurs. En Côte d’Ivoire, par exemple, près de 900 000 enfants** travaillent dans les plantations de cacao et s’exposent à un travail dangereux. Zoom sur un phénomène qui est loin d’être une exception.

La Côte d'Ivoire, principal producteur de cacao

Près de la moitié du cacao de la planète provient d’un seul pays : la Côte d’Ivoire. Là-bas, des millions de personnes travaillent dans les plantations : des adultes, et aussi des enfants. La loi ivoirienne dit pourtant que les enfants de moins de 16 ans n’ont pas le droit de travailler. Et que le travail dangereux est interdit aux enfants de moins de 18 ans : comme ouvrir une cabosse avec une machette. Ce travail empêche les enfants d’aller à l’école. Ces enfants pauvres seraient esclaves et forcés à travailler dans les plantations. En juin 2019, l’état ivoirien a donc mis en place des mesures pour éviter que des enfants soient exploités. 

Des enfants exploités, qui ne peuvent aller à l'école

Entre 2016 et 2017, près de 900 000 enfants de 10 à 17 ans ont travaillé dans le cacao. En Turquie, des enfants travaillent aussi pour l’industrie du chocolat. Avec leurs parents, ils récoltent des noisettes qui finiront transformées, pour la plupart, en pâte à tartiner. Tim Whewell, un journaliste de la BBC est allé à la rencontre de ces travailleurs pauvres pendant une semaine : « Dans la ferme que nous avons visitée, deux enfants avaient 10 et 12 ans. Ils ont essayé de nous cacher le fait qu’ils travaillent. Quand nous sommes arrivés, les deux enfants portaient une bouilloire d’eau chaude pour le thé et ils nous ont dit : "Nous ne faisons que le thé, c’est la seule chose que nous faisons". Les parents insistent eux-mêmes pour que les enfants travaillent. Si le fermier n’autorise pas les enfants à travailler, alors les parents disent : "Dans ce cas, nous partons et nous ne récolterons pas vos noisettes." »

Quel est le rôle des marques dans l'exploitation des enfants ?

Des marques comme Ferrero ont été critiquées pour avoir acheté ces noisettes de Turquie. Quotidiennement, il est très difficile de savoir qui récolte les noisettes. Tim Whewell explique : « Dans la plupart des cas, il y a probablement 2, 3, 4 étapes entre le fermier et Ferrero. » Trop d’étapes et trop de personnes entre le champ et le pot de pâte à tartiner. Ferrero reconnaît que ce système n’est pas « propre ». Mais la marque explique faire de son mieux pour ne pas encourager le travail des enfants.

 

* Source : le syndicat du chocolat

** Source : Tulane University & Walk Free Foundation, 2018

Producteur : Jean-François Peralta / France.tv Studio

Année de copyright : 2019

Année de production : 2019

Année de diffusion : 2019

Voir plus

Retrouve ce contenu dans :