Le peintre Georges Braque est, avec Picasso, l’un des maîtres d’un mouvement que l’on nomme « cubisme ».

 

Georges braque, Grand Intérieur à la palette, 1942. Huile et sable sur toile, 145 x 195,6 cm. The Menil Collection, Houston (Texas, Etats-Unis). (THE MENIL COLLECTION, HOUSTON HICKEY-ROBERTSON, HOUSTON)

Qui est Georges Braque ?

Georges Braque est l’un des artistes les plus imaginatifs du XXe siècle. Il possède, comme l’a écrit le sculpteur et peintre suisse Giacometti, une « grande audace ». Mais sa nature discrète, sage et simple, lui a valu d’être dépassé par un autre surdoué de la peinture, Pablo Picasso. Les deux hommes se connaissent. Dans l'atelier de Picasso, Braque découvre un tableau inachevé, Les Demoiselles d'Avignon, dont les personnages ont des formes simples et géométriques. L’artiste, qui cherche depuis longtemps à représenter autre chose qu’un modèle classique, se lance dans cette forme de peinture : c’est la naissance du cubisme.

Le cubisme : Un style qui déconstruit les formes

Le mot « cubisme » viendrait peut-être du peintre Matisse qui, lorsqu’il évoquait les tableaux de Braque, parlait de « petits cubes ». Le cubisme est un mouvement artistique qui casse, déconstruit les formes. Ce nouveau style rompt avec la peinture réaliste développée à l’époque de la Renaissance. Il cherche à représenter des volumes sur une toile plate, privilégiant ainsi les ronds, les carrés, les losanges… une base géométrique ensuite éclatée en de multiples morceaux, disposés selon la vision du peintre. Georges Braque va aussi placer des bouts de matériaux réels dans ses tableaux : des timbres postes, des lettres au pochoir, des papiers, des morceaux de toile cirée, du papier d'emballage, des mélanges de sable ou de plâtre à la peinture, etc. Cette technique va révolutionner le monde artistique. En introduisant des objets réels dans la toile, le peintre va en effet rendre la peinture cubiste plus compréhensible. Car à force de casser les formes, un décodage serait devenu nécessaire pour « lire » une œuvre. C’est tout le génie de Braque !

 

Myriam Rembaut

Publié le 18/09/13

Modifié le 17/04/19