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Quand Racine écrit ses premières tragédies, Louis XIV, le « Roi-Soleil », est un monarque absolu, centre de tous les regards et source de toute faveur. Artistes et écrivains dépendent étroitement du mécénat royal, de gratifications ou de charges plus ou moins honorifiques.

Racine, un protégé du roi

Stratège et courtisan, Racine s’emploie, comme la plupart des auteurs, à louer le le monarque. Son Alexandre le Grand (1665) célèbre la gloire de Louis XIV, nouvel Alexandre. Racine sait aussi plaire à des personnages influents, comme le tout puissant contrôleur général des finances, Colbert, et son gendre, le duc de Chevreuse. Il plaît aussi aux femmes qui, successivement, comptent à la cour : Madame, belle-sœur du roi, Madame de Montespan, favorite en titre, Madame de Maintenon, épouse morganatique. La charge de « trésorier de France en la généralité des finances de Moulins », que reçoit Racine en 1674, l’anoblit et lui procure d’importants revenus.

Racine, historiographe de Louis XIV

Pendant que Jean Racine écrit des tragédies, la centralisation du pouvoir se renforce et le roi, maître de l’Europe, accumule victoires et conquêtes. En 1677, Racine abandonne le théâtre pour se consacrer à la tâche, particulièrement prestigieuse, de chroniqueur et d’apologue du règne de Louis XIV. L’œuvre de Racine historiographe du roi a aujourd'hui presque entièrement disparue. En dehors de quelques fragments, seuls deux textes subsistent : Eloge historique du Roi sur ses conquêtes depuis l’année 1672 jusqu’en 1678 et Relation de ce qui s’est passé au siège de Namur.

Un soutien indéfectible

Preuve de la faveur royale, l’ascension de Racine se poursuit : reçu à l’Académie française en 1673, il en est le directeur en 1685. Une charge de « gentilhomme du roi » lui est attribuée en 1690, de « conseiller-secrétaire du roi » six ans plus tard. Il est du petit nombre admis à Marly, retraite intime du roi, et Louis XIV, qui souffre d’insomnies, fait appel à lui comme lecteur. Malgré son ralliement à Port-Royal, Racine bénéficia jusqu’à la fin de sa vie de l’appui du souverain.

Publié le 15/10/12

Modifié le 12/11/19

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