« L'Homme qui marche », d'Auguste Rodin

1 minute au musée
Publié le 09/08/19Modifié le 11/11/19

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L'essence même du mouvement

Réalisée en tant qu'ébauche pour un saint vers 1907, L'Homme qui marche, d'Auguste Rodin, est un condensé de tous les mouvements de la marche. Les deux jambes sont plantées au sol, mais le mouvement saisi donne l'impression que la statue va bouger d'un instant à l'autre. 
 

Nabi : Un zombie !

Mona : Ce n'est pas un zombie ! C’est L’Homme qui marche, de Rodin.

Nabi: Ben, il a ni bras ni tête… Rodin, il n'a pas eu le temps de le finir ?

Rafaël : En fait, c’est une ébauche pour la statue d’un saint !

Nabi : Une ébauche ?

Rafaël : Un brouillon, si tu préfères !

Nabi : De toute façon, on n’a pas besoin de sa tête pour marcher. C’est fastoche ! D’abord, on pose le talon par terre, puis le reste du pied et…

Mona : Stop ! Regarde ton pied gauche ! T'as relevé le talon… Alors que la statue, elle, elle a les deux pieds bien à plat sur le sol !

Rafaël : C’est parce qu’en fait, Rodin a triché ! Il a pris deux mouvements pour n’en faire qu’un ! Regarde… Quand tu commences ton pas, c’est le pied gauche qui est à plat… Et quand tu avances, c’est le pied droit !

Mona : Alors, c’est comme si son « Homme qui marche » était entre deux pas ?

Rafaël : Oui, et ça donne une plus forte impression de mouvement !

Nabi : Trop fort ! C’est vrai que, vu d’ici, on dirait que l’homme va nous marcher dessus… Moi, il me donne même le vertige !

Mona : Après « L’Homme qui marche », « Le Petit qui tombe ! »

Réalisateur : Franck Guillou

Producteur : Les Films de l'Arlequin, France 3, Le Musée du Louvre

Année de copyright : 2007

Année de diffusion : 2007

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