Améliorer sa concentration

Suivre un cours, prendre des notes, réviser... le cerveau est sans cesse sollicité. Il traite les informations qui lui sont transmises en mobilisant deux mécanismes lui permettant d’identifier son activité et de s’adapter aux situations : l’attention et la concentration. Qu'est-ce que l'attention et la concentration ? Pourquoi contrôler son attention et sa concentration en situation d’apprentissage ? Quels sont les symptômes du déficit d’attention et de concentration en situation d’apprentissage ? Comment mobiliser ou travailler sa concentration et son attention ? Découvrez nos conseils.

L'attention et la concentration, définition

L'attention

L’attention mobilise nos cinq sens et nous assure la réception des informations provenant de notre environnement externe (messages ou signaux visuels, auditifs, olfactifs) ou interne (émotions, sentiments,…). L’attention favorise la perception et l’analyse rapide et automatique des informations. Notre attention peut ainsi être attirée par un bruit inhabituel ou par un mot familier dans une conversation.

La concentration

La concentration, c’est focaliser l’attention. Au lieu de favoriser la réception de signaux sensoriels, le processus de concentration bloque l’arrivée à notre conscience de toute stimulation qui peut distraire notre esprit. La concentration est une attention soutenue que rien n’interrompt, qui varie en fonction de la difficulté de la tâche.

La concentration permet d’utiliser sa mémoire de travail pour recevoir, chercher, sélectionner et traiter les informations pertinentes, elle favorise l’utilisation des mécanismes mentaux ou de réflexion.

L’attention et la concentration sont interdépendantes.

Pourquoi contrôler son attention et sa concentration en situation d’apprentissage ?

 

L’acquisition de nouvelles connaissances requiert attention et concentration. La capacité à se concentrer rapidement, à rester concentré sur un travail ou à remobiliser son attention facilite les apprentissages.

Le contrôle de ces deux processus peut être utile car cela aboutit à :

  1. Augmenter ses capacités à se concentrer rapidement.
  2. Diminuer les efforts à fournir pour rester concentré et ainsi allonger son temps de concentration.
  3. Accroître son rendement et gagner du temps.
  4. Maximiser l’utilisation de ses ressources intellectuelles.
  5. Améliorer la confiance en soi.

 En situation d’apprentissage, contrôler son attention et sa concentration améliore votre rendement.

Reconnaître un manque de concentration

Les symptômes du déficit d’attention et de concentration en situation d’apprentissage sont :

  • Difficulté à se concentrer longtemps lors d’un cours.
  • Propension à être parasité par des sollicitations extérieures.
  • Facilité à se laisser envahir par des problèmes ou des préoccupations personnels.
  • Décrochage pendant une lecture.
  • Eparpillement cérébral lors de la réalisation d’un travail.
  • Lenteur à se prolonger dans la tâche.

Mobiliser ou travailler sa concentration et son attention

Interroger sa motivation

La motivation joue un rôle prépondérant dans le processus d’attention ou de concentration. Il est alors nécessaire d’adopter des attitudes propices à la motivation que ce soit à court ou à long terme.

Il peut être facilitant, si un travail ne vous attire pas spontanément, de vous rappeler l’utilité de la tâche que vous êtes en train d’accomplir (réalisation d’un projet personnel, réinvestissement dans sa vie professionnelle, anticipation de la réussite,...).

Etre organisé

Une bonne organisation, une planification et une gestion du temps efficaces tenant compte de votre personnalité, de vos capacités et de votre fonctionnement personnel vous permettront d’être plus efficient. Retrouvez nos conseils pour apprendre à organiser son temps.

Gérer son stress et sa fatigue

La fatigue physique ou nerveuse, un niveau de stress trop élevé ne permet pas de se concentrer efficacement. Découvrez nos solutions pour lutter contre le stress.

Interroger sa motivation

Que ce soit en cours ou lors de situation de travail personnel, les distractions et les interruptions sont les causes de déconcentration les plus souvent invoquées. C’est pourquoi nous vous conseillons de :

  • Débarrasser votre espace de travail, d’éloigner toute source de distraction.
  • Travailler de préférence toujours au même endroit.
  • Ne pas vous placer près d'une fenêtre (tout événement extérieur peut être sujet à distraction).
  • Utiliser les supports (classeur, cahier, …) et les outils (stylos, feutres, surligneurs,…) qui vous conviennent le mieux.
  • Mettre votre téléphone sur messagerie.
  • Répondre à vos e-mails à heure fixe.
  • Détourner gentiment les visiteurs impromptus.

Respecter son horloge biologique

Chacun d’entre nous a sa propre horloge biologique et ses propres besoins pour se concentrer. Il faut donc être à l’écoute de soi, observer la durée de son attention et de sa concentration. Cela vous permet de définir les moments, les lieux les plus propices selon l’activité (lecture ou écoute), selon le travail (compréhension, mémorisation, réflexion), selon la matière également.

La concentration soutenue dure en moyenne de 20 à 40 minutes. Il est donc préférable de réaliser les tâches nécessitant une implication intellectuelle plus forte (dossier à étudier, projet à élaborer, présentation à préparer, ...) durant les moments que vous aurez identifiés comme étant les plus favorables.

Sachez tout de même que la concentration n’est pas une disposition naturelle du cerveau et demande un effort. L’attention et la concentration sont des processus consommateur d’énergie ce qui explique la sensation de fatigue.

Accordez-vous une pause 10 minutes après avoir mobilisé vos neurones une heure durant.

Travailler son potentiel de concentration

La concentration est une technique qui s’apprend et se cultive. Soyez patient et rigoureux. Pour cela, voici une liste de quelques techniques ou conseils utiles :

  • Apprendre à se construire une bulle de travail.
  • Prendre conscience des moments où l’on décroche d’un travail pour parvenir à raccrocher.
  • S’entraîner à moduler son attention pendant un cours : attention légère si l‘enseignant aborde un point maîtrisé ; attention plus soutenue quand il s’agit d’écouter le cours ; concentration pour comprendre un point difficile, pour un effort de réflexion.
  • Choisir sa place dans la salle.
  • Organiser son travail en fonction de l’exigence et de ses capacités.
  • Alterner périodes de concentration et pauses. Après plusieurs cycles de concentration, ne pas hésiter à s’accorder une pause conséquente.
  • Allonger petit à petit les périodes de concentration par palier de 5 minutes.
  • Découper une tâche globale en petites unités de travail.
  • Adopter une stratégie de lecture : pour éviter que l’esprit ne s’évade noter dans la marge les mots-clés.
  • Définir une stratégie d’écoute : fermer les yeux ou poser les yeux sur une surface neutre pour qu’aucune sollicitation visuelle ne vienne perturber.
  • Adapter sa méthode de travail à son mode d’apprentissage : si vous comprenez d’abord de façon visuelle, vous avez besoin d’avoir un aperçu d’ensemble par des graphiques ou des schémas des contenus à apprendre. Repérez les idées principales, reliez-les ensuite aux détails par des graphiques ou des schémas…

Pour aller plus loin

  • Le potentiel de concentration peut être allongé avec de l’entrainement.
  • Vous trouverez en librairie des petits fascicules d’exercices qui vous permettront de travailler votre concentration.
  • Vous pouvez vous référer par exemple au guide Les secrets d’une bonne concentration, se concentrer pour réussir de Florence Vertanessian, Jouvence éditions.

Publié le 25/10/2021

Modifié le 16/09/2021