L'art de la Renaissance : nouvelles représentations et foisonnement des productions

A la Renaissance, la peinture s’enrichit de nouvelles techniques et idées picturales, comme l’utilisation accrue de l’huile sur toile.


Publié le 13/11/2012 • Modifié le 27/09/2022

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La redécouverte de la perspective


 

On note le progrès de la restitution des trois dimensions, et la perspective, bien que connue des peintres romains comme on le voit sur les fresques à Pompéi, fait un saut dans la pratique de l’illusion et fixe ses lois mathématiques.

On use aussi de la perspective aérienne, rendant les déformations produites par l’air et l’éloignement : les couleurs vont en se dégradant et refroidissant, les contours en s’estompant à mesure que distantes de l’œil. L’illusion de la représentation devient approche artistique en soi, et on exploite le genre du trompe-l’œil.

L’architecture use aussi du simulacre perspectif, Borromini créant des colonnades en perspective accélérée qui simulent l’allongement des galeries. Une synthèse de ces effets artistiques communicants est le décor de théâtre. Elle se mue en maniérisme à l’orée du baroque avec le théâtre de Vicence de Palladio (1585).

Des artistes pluridisciplinaires

L’interdisciplinarité des artistes, la mixité des compétences (Léonard de Vinci est tout autant ingénieur que peintre), propres à la Renaissance, aboutissent à de nouvelles catégories de productions artistiques.

Ainsi de l’art du studiolo, du nom du « cabinet » où le puissant se retire pour étudier et se pencher sur ses collections : il est décoré de marqueteries aux motifs perspectifs. En musique, des philosophes se penchent sur la théorie, la musique polyphonique atteint son apogée ; un nouvel art apparaît, celui de l’opéra. L’art de la céramique atteint l’excellence : les italiens, à Faenza, améliorent la faïence avec des techniques d’émail importées d’Espagne. En France, Bernard Palissy pousse la céramique au maniérisme.

La redécouverte de l’Antique amène les artistes à puiser des thèmes dans la mythologie (Métamorphoses d’Ovide), mais les créations artistiques sont baignées des avancées techniques et liées au flux de pensée humaniste. Les imprimeurs éditent les humanistes en leur associant des graveurs : Alde Manuce à Venise (1494) puis Christophe Plantin à Anvers (1548).

Enfin, un art relevant à la fois de la sculpture, de la littérature, de la mythologie, fait à partir de l’Italie un bond créatif : l’art des jardins. On y associe l’art antique des labyrinthes avec l’image humaniste de la nature maîtrisée. On incarne les fleuves par des statues de dieux : elles projettent leurs eaux en animant fontaines, cascades et autres « divertissements hydrauliques ». Le chef-d'œuvre en est la Villa d’Este à Tivoli.

► Pour aller plus loin, découvrez le dossier L'art de la Renaissance.


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