Entre Flandre et Angleterre, le commerce de la laine ayant repris, les Français envoient une flotte franco-génoise à L’Ecluse, embouchure reliant Bruges à la mer du Nord, pour imposer un blocus naval.

Il sera brisé par les Anglais le 24 juin 1340, la flotte française subissant une sévère défaite dans cette brève bataille. Les Anglais sont ainsi libres de tout mouvement entre leur île et le continent. Ils en profitent pour débarquer à Brest en 1343, et mènent des chevauchées destructrices à travers le nord-ouest. Les terres sont pillées, le bétail tué, fours et moulins brisés.

En 1346, lors d’une chevauchée d’Edouard III en Normandie, Philippe VI tente de l’intercepter et les forces se retrouvent face à face au mont de Crécy. La bataille est encore une dure défaite pour les Français, et Philippe s’avère, par manque d’autorité sur les seigneurs de son armée, piètre chef militaire. Edouard III poursuit vers le Nord et met le siège devant Calais. Avec un reste d’armée, Philippe VI n’arrivera pas à lever le blocus de la ville, sur laquelle Edouard III obtient la pleine souveraineté en accordant une trêve (1347).

la bataille de crécyLa peste noire de 1349 oblige les protagonistes à arrêter les hostilités. Le règne de Philippe VI se termine dans l’effondrement du prestige des Valois, et la Grande Peste est vécue en France comme une punition divine. Son successeur, Jean Le Bon, est confronté aux prétentions de Charles II, dit Charles le Mauvais, roi de Navarre (royaume à cheval sur les Pyrénées, détaché de la France en 1328) : le discrédit des Valois encourage ce dernier à contester leur légitimité et à réclamer le trône de France. En 1355, un fils d’Edouard III, surnommé le Prince Noir, parti de Bordeaux, pille la campagne française avec ses troupes, puis il entame une nouvelle chevauchée en 1356. Jean II le Bon le poursuit avec une armée deux fois plus nombreuse, et le rattrape aux environs de Poitiers. Mais la bataille se termine aux dépens des Français, et Jean le Bon est fait prisonnier.

Jean le Bon est retenu à Londres. Les Anglais imposent un échange avec rançon et cessions de territoires, Edouard III renonçant cependant, par souci de paix durable, à la couronne de France. C’est le traité de Brétigny (1360) : le roi de France est libre moyennant trois millions d'écus d'or, l'Anglais obtient la pleine souveraineté sur la Guyenne, la Gascogne, Calais ; il obtient le Poitou, le Périgord, le Limousin, l'Angoumois et la Saintonge, renonce à la suzeraineté sur les Flandres et sur la Bretagne, qu’il laisse gouvernée par un allié : Jean IV, duc de Bretagne. Les Anglais sont maîtres d’un tiers du royaume de France.

Publié le 15/10/12

Modifié le 16/02/16

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