Baisse globale de la pauvreté

On observe une baisse globale de la pauvreté dans le monde. La part de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté (1,25 dollar par jour et par personne et par personne selon la Banque mondiale) est passée de 52% en 1981 à 25% en 2005. Cette diminution n’est pas uniforme. Elle est principalement liée au recul de la pauvreté en Asie de l’Est. Mais la pauvreté reste élevée en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud.

Mais progression des inégalités

Les inégalités se sont accrues ces dernières décennies : par exemple entre les pays industrialisés et l’Afrique subsaharienne. Les inégalités dans les pays riches ou dans les pays émergents ont également augmenté. Cela est dû au progrès technique, mais aussi à la mondialisation, à partir du moment où les plus riches sont les principaux bénéficiaires de la libéralisation des flux de capitaux et de la réorganisation globale de la production.

Années 80 : nouveaux riches et nouveaux pauvres

Fortune et infortune

En 2010, la plus grande fortune mondiale, celle de l’homme d’affaires Carlos Sim, était supérieure au produits intérieur brut (PIB) cumulé de quarante États, ou à celui de pays comme le Soudan, la Croatie ou la Syrie. La plus grande fortune française, celle de Bernard Arnault, était supérieure au PIB du Liban, de la Serbie ou de l’Éthiopie.

 

L’indice de Gini pour mesurer les inégalités

Cet indice mesure le degré d’inégalité de la distribution des revenus dans un pays. Selon la Banque mondiale, c’est en Afrique australe, et dans une moindre mesure en Amérique latine que les inégalités sont les plus fortes dans le monde. C’est en Scandinave et en Europe centrale et orientale qu’elles sont les plus faibles.
 

Un monde de milliardaires

La fortune des 1210 milliardaires recensés en 2010 par le magazine Forbes s’élevait à 4500 milliards de dollars. Cela représentait environ 7% du PIB mondial et un peu moins que le PIB de l’Amérique latine. La fortune cumulée des 43 premières fortunes mondiales était à peu près équivalente au PIB de l’Afrique subsharienne avec ses 842 millions d’habitants.
 

Vers des ghettos de riches ?

Des études menées sur les stratégies de logement ont montré que chaque catégorie sociale cherchait à fuir les catégories inférieures. Cela tend à favoriser une homogénéité sociale de plus en plus grande au sein d’un même quartier. Cet évitement des catégories populaires, et notamment des pauvres d’origine étrangère, par les plus aisés conduit à la mise en place de « ghettos de riches ».

 

Publié le 23/04/13

Modifié le 12/11/19

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