Le cyberharcèlement, un phénomène grandissant, mais contre lequel on peut se protéger

Si le harcèlement n’est pas nouveau, les réseaux sociaux et Internet ont développé une nouvelle forme appelée le cyberhacèlement.


Publié le 22/04/2013 • Modifié le 03/11/2022

Temps de lecture : 1 min.

Le cyberharcèlement, un phénomène grandissant, mais contre lequel on peut se protéger

Cyberharcèlement et atteinte à la vie privée sur Internet : comment lutter ? Si le harcèlement n’est pas nouveau, les réseaux sociaux et internet ont développé une nouvelle forme appelée le cyberhacèlement. Dans le même temps, la diffusion de photos volées est devenue fréquente sur les réseaux sociaux.

Les adolescents, grands consommateurs de ces médias, sont particulièrement touchés par ces formes de harcèlement. Le phénomène peut avoir de graves conséquences. Heureusement, il existe des moyens pour se défendre.

Attaques virtuelles, mais effets réels

Le cyberharcèlement consiste à insulter ou à se moquer de quelqu'un de façon répétée, jusqu’à atteindre psychologiquement la victime. Encore rare en France, le phénomène du cyberharcèlement tend cependant à se développer, surtout au collège.

« Ce sont des années où les jeunes ont besoin d’être reconnus au sein d’un groupe. Alors ils dénigrent ceux qui ne sont pas comme eux : le très bon élève, celui qui porte des vêtements différents… », explique Justine Atlan, directrice de l’association e-Enfance, qui a pour mission d’éduquer les enfants à l’Internet. Aujourd’hui, les messageries et les réseaux sociaux prolongent le harcèlement de la cour d’école jusqu’au domicile. Résultat : le harceleur n’offre aucune pause à sa victime, qui se sent menacée et isolée en permanence.

« Le cyberharcèlement est traumatisant, souligne Justine Atlan. C’est une violence numérique qui peut provoquer un profond mal-être, y compris physique, comme des douleurs au ventre ou un manque de sommeil, et entraîner de graves difficultés scolaires ».

Que faire en cas de cyberharcèlement ?

Derrière son écran, celui ou celle qui s’acharne sur sa victime se sent d’autant plus invincible qu’il ou elle se croit protégé.

Or, il n’en est rien ! Car cette forme d’agression est assez facile à prouver. Il suffit de faire une capture d’écran et/ou de signaler à son opérateur téléphonique, au réseau social… les contenus indésirables ou l’existence d’un faux compte pour intercepter le harceleur et, si nécessaire, supprimer son profil.

Il est aussi important d’en parler à ses parents et dans son établissement scolaire, afin que les élèves responsables soient convoqués et, au besoin, sanctionnés. Enfin, l’association E-enfance a mis en place un numéro vert (0800 200 000) pour aider les victimes à s’en sortir.


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