Un potentiel de développement

En 2009, les énergies renouvelables participaient pour 19,1 % à la production mondiale d’électricité, les énergies fossiles pour 67,2 %, le nucléaire pour 13,5 % et les déchets pour 0,2 % (Observ’ER, 2010). L’hydroélectricité (16,1 %) est la principale contributrice. Des sites sont encore à exploiter en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud. Suivent l’éolien (1,34 %) et la biomasse (1,21 %), puis la géothermie (0,33 %), le solaire (0,11 %) et la mer (0,003 %). Pour cette dernière, on peut exploiter l’énergie des marées, celle des courants marins (captée par des hydroliennes analogues aux éoliennes), celle des vagues, etc. Des marges de progression existent donc.

Des obstacles à surmonter

Le premier est le caractère intermittent de certaines énergies renouvelables. Ainsi, le soleil ne brille pas la nuit et le vent ne souffle pas en permanence. Pour « lisser » la production, la solution passe, pour certains, par la mise en place d’un mix varié d’énergies renouvelables afin de compenser la variabilité des unes par les autres. Un stockage à grande échelle de l’électricité, qu’aujourd’hui, on ne maîtrise pas, permettrait également de constituer des réserves utilisables lors de pics de consommation. Enfin, pour obtenir une production équivalente à celle d’une centrale, l’éolien et le solaire sont encore très « gourmands » en surface.

 

Jouer à 2020 energy

 

image-2020

L'objectif du jeu : réduire la consommation d'énergie, accroitre l'efficacité énergétique et choisir les énergies renouvelables les plus adaptées.

Des énergies « gourmandes » en surface

Une éolienne a une puissance de l’ordre de 2 mégawatts électrique (MWé) qu’elle fournit pendant 25 % du temps. Il faut donc 2 000 éoliennes pour remplacer une centrale thermique classique ou nucléaire de 1 000 MWé fonctionnant 80 à 90 % du temps.
Le Soleil dépose en moyenne 1 kW par m2. Les cellules photovoltaïques convertissent en électricité environ 10 % de cette puissance. Pour obtenir 1 000 MWé, il faut donc équiper en cellules 10 km2.

 

Des investissements mondiaux en hausse

Les investissements mondiaux dans les énergies renouvelables ont augmenté de 32 % en 2010, soit + 540 % depuis 2004, pour atteindre 211 milliards de dollars. Les pays en développement ont dépassé pour la première fois les pays développés. Ainsi, la Chine arrive en tête avec 48,9 milliards de dollars investis. L’éolien continue de dominer les nouveaux investissements dans les projets à grande échelle (94,7 milliards de dollars). Mais le solaire gagne du terrain si on compte les investissements dans les projets de petite taille (86 milliards de dollars). (Rapport 2011 du Programme des Nations unies pour l’environnement)

 

 

Que sont les biocarburants ?

Les biocarburants sont fabriqués à partir de la biomasse. La première génération est produite à partir de cultures initialement destinées à l’alimentation de la population. Ceux de deuxième génération sont issus de ressources végétales non alimentaires (feuilles, tiges…). La troisième génération, à l’étude, utilisera des micro-algues marines.

 

 

En partenariat avec La Documentation françaisela documentation française

la documentation française est une marque de la direction de l'information légale et administrative (dila). reconnue pour son rôle majeur dans l'édition publique française, elle publie près de 400 ouvrages et périodiques pour ses partenaires (plus de 150 administrations et organismes) ou pour son propre compte (une vingtaine de publications). Par une offre éditoriale de vulgarisation de qualité, elle favorise l'accès des citoyens à la vie publique et au débat public, par tout moyen d'édition et de diffusion de ses publications, sur papier ou sous forme numérique (www.vie-publique.fr ; et les collections phares telles que Questions internationales, Cahier Français, Problèmes économiques, la Documentation photographique, Doc en Poche, Réflexe Europe...).

Publié le 03/05/13

Modifié le 12/11/19

Retrouve ce contenu dans :